jeudi 18 juin 2009

Hallo, die Sonnenbri-ille, hallo, tu reviendras bientôt...

Il fait beau. Non, sans déconner, il fait beau. Alors que la raison voudrait que j’aille profiter de la vue à l’Englischergarten, ma conscience professionnelle me pousse à passer mes journées au boulot, laissant le soin à mon imagination de se représenter les joies de la vie extérieure. Je suis une nouvelle fois quelque peu désœuvré par ma velléité, les chances d’obtenir un banc d’essai avant la semaine prochaine tendant inexorablement vers le négatif, et entreprends donc la tâche passionnante consistant à rédiger mon rapport de stage. Alors que j’hésitais encore il y a peu entre l’anglais et l’allemand comme langue de rédaction, mon tuteur m’ayant laissé le choix, j’ai appris hier que l’ESTACA me forçait à faire celui de la facilité : les rapports des stages effectués en pays étrangers non-anglophones ne peuvent être écrits qu’en anglais ou en français. So, English it is. Vous me ferez penser à demander si les rapports pour les stages belges ou québecquois peuvent être écrits en anglais. Simple curiosité.

Rapport fermement engagé (j’ai trouvé un titre ainsi que la page Wikipedia de BMW), documentation du programme presque complète (si, si), programme entièrement commenté dans la langue de Rammstein, il me reste un peu de temps pour penser (la ferme). Sujet d’aujourd’hui : la condition sociale de l’ingénieur allemand. Si je précise « allemand », ce n’est pas tant parce que l’ingénieur français ou ouzbek a un mode de vie différent, que parce que mes observations sur ces derniers sont trop lacunaires pour permettre toute généralisation. Il est également important de préciser que cette analyse, en plus d’être totalement subjective, n’a strictement aucune valeur (et vice versa).

La fibre littéraire m’abandonnant sauvagement, voici une liste partiellement exhaustive de quelques traits observés chez tout ou partie de la population ingénieure de mon département. L’ingénieur allemand est donc :

1. Sympa ;
2. Doté d’un accent relou (souvent plus lié à sa nationalité ou région d’origine, mais nous serons d’accord pour dire que la Sociologie ne s’arrête pas forcément à ce genre de considération annexe) ;
3. Marié ou en passe de l’être ;
4. Parfois autrichien ;
5. Matinal ;
6. Assez peu adepte de la sortie entre collègues après le boulot (à moins que cela ne fasse partie des trucs que je ne comprends toujours pas dans leurs discussions, ce qui est tout à fait probable) ;
7. Détendu ;
8. Habillé (mais pas forcément classe).

Autant de traits qui le différencient notablement du balayeur hongrois et de la mante religieuse, et le rendent de fait si attachant. En attendant, j’vais voir de l’élève ingénieur français et effectuer une tentative de vie sociale.


PS : je n’ai rien de personnel contre la Belgique, le Québec, les Ouzbeks ou les Hongrois, et les comparaisons auraient certainement été aussi amusantes avec la Côte d’Ivoire, l’Algérie, un ingénieur Israélien et un balayeur camerounais, mais ces lâches substitutions me permettent de discrètement éviter de passer pour raciste et antisémite, ayant encore quelque difficulté à accepter ces deux traits majeurs de ma personnalité.
PS-2 : désolé de ne pas mieux tenir ce blog à jour, j'essaierai de faire un effort...

1 commentaire:

  1. Etant moi même en relation avec quelques ingénieurs germaniques, je vais me permettre de compléter les quelques petites remarques à leur sujet...

    1 : vrai
    2 : VRAI...accent relou. Accent qui est d'ailleur proportionnel à celui de l'interlocuteur...à croire qu'ils sont complexés !
    3 : vrai...sauf mon tuteur...plutôt du genre Barney (désolé pour la référence...)
    4 : sans doute...il doit être beau son accent !
    5 : euh...pas pour le célibataire !
    6 : vrai...mais heureusement qu'il y a des ingénieurs français pour les remplacer (faut vraiment qu'on se fasse cette sortie !)
    7 : vrai
    8 : vrai

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