Un peu, oui. Mais il faut être honnête : contrairement à ce qu'ont pu laisser croire mes premiers messages sur ce blog, publiés à intervalles particulièrement réduits, je n'ai jamais été bien doué pour faire les trucs à temps. Alors vous raconter la fin de mon séjour munichois depuis ma chambre de Viroflay ne présente rien de particulièrement abracadabrant. Si vous pouviez voir le tableau, vous seriez même certainement impressionnés par la propicité (rangez les dicos, ça existe pas) apparente de l'ambiance à cet exercice. Pièce en sous-pente, bureau éclairé par une lampe tamisée, calme, nuit... Ne me manquent qu'une aube de moine, une barbe de deux mètres et une plume d'oie pour écrire, et le cliché serait complet. Ok, j'arrête mon délire et je raconte.
Souvenez-vous, nous nous en étions arrêtés ici :
"À venir : visite de la Pinakothek der Moderne (Musée d'Art Moderne), départ de Lauranne, soirée Turque, départ de Cécile, soirée crêpes et bien d'autres choses encore (ou pas)."
Tout d'abord, il faut savoir que j'avais complètement zappé un événement notable de ce samedi 22 août : notre visite du Deutsches Museum, qui, comme son nom ne l'indique pas, ne contient pas que des trucs allemands. Plutôt intéressant, il aura permis à Bob et moi-même d'étaler nos connaissances mécaniques face à notre auditoire (Cécile, Lauranne et Baba), puis de nous endormir tous ensemble dans le département Chimie. Bref, entre des avions d'avant-guerre et un pendule de Foucault, nous clôturions cette visite hautement instructive par l'observation de chercheurs dans leur habitat naturel. En exclusivité mondiale, les Munichois ont imaginé le premier musée avec des scientifiques en démonstration.
Le lendemain, rebelote avec Laura en prime, pour la Pinakothek der Moderne, le musée d'art moderne de Munich. Vous savez à quel point railler l'art moderne en général est facile et m'attendez certainement au détour sur le sujet. Mais vous me savez également homme de challenges (un peu, quoi). Je résisterai donc comme il se doit à la tentation d'écrire des vannes sur les œuvres du type "Coup de canif dans une toile recouverte de tipp-ex" ou "Salle de 50 m éclairée tout du long par des néons verts". Parce que trop de facilité tue la facilité. Et en plus, y avait vraiment des trucs sympa dans ce musée. La fin d'après-midi était marquée par le triste départ de Lauranne, qui retournait à la dure réalité française après un mois de Würste und Kartoffeln.
Baba, Cécile et moi passions les deux soirées suivantes en compagnie de Pelin et Sevinc, deux amies Turques qui avaient dormi dans ma chambre à Paris lorsqu'elles y étaient passées quelques jours auparavant. Un resto le dimanche et leur soirée d'adieu le lendemain, à l'occasion de laquelle elles nous avaient préparé un plat turc, dont le nom m'échappe, mais dont la traduction française devrait rester imprimer dans ma mémoire encore quelques temps : "stérilité". Ça s'invente pas et ça fait pleurer les enfants. Baba et raccompagnions également Cécile à son train en ce lundi soir, celle-ci nous quittant enfin après nous avoir gonflés pendant cinq jours. Comme le disait un poète méconnu mais souvent cité : "C'est pas trop tôt."
Mon cerveau embrumé ne saurait décrire avec exactitude l'enchaînement des événements suivants, à l'exception notable une épique soirée crêpes chez moi, où Baba parvenait à éliminer les grumeaux d'une pâte pour huit personnes dans laquelle Bob avait versé l'intégralité de la farine pour en une seule fois. A quatre, dont une Allemande de 40 kg, les crêpes ne nous auront survécu qu'au nombre de trois. Malgré nos imaginations fertiles et la forte tentation, nous n'expérimentâmes pas les légendaires crêpes jambon-nutella et gruyère-confiture d'abricots. Peut-être l'occasion d'une vie laissée derrière nous.
Plutôt que d'être imprécis dans le récit (ce serait fort dommage, convenons-en), translatons jusqu'à un peu avant la mi-septembre. Si je passe du coup sous silence la découverte du Kugelhof chez Maëva (merci Thorsten), un visionnage de Inglorious Basterds doublé en allemand, ou encore une visite complète (et gratuite) du BMW Museum avec Bob), je ne pouvais raisonnablement pas, après tous ces mois passés ensemble à sortir, glander, boire et visiter des trucs culturels, ne pas m'arrêter sur le départ de Maxime (Bob, pour ceux qui suivent pas). Après avoir bouclé son stage et négocié âprement une semaine de vacances, il partait en avance vers la France, embarquant avec lui 40L de bière (dont dix pour moi + un carton) et plein de souvenirs, mais pas fâché pour autant de retrouver la gastronomie française. Un énorme merci à toi, Maxime, plus pour ces quelques mois que pour le convoyage de mon bordel alcoolique.
Je pense que si mon éclairage actuel était celui d'une bougie et non une lampe incandescente, celle-ci serait sur le point d'être intégralement consumée, me signifiant le moment de faire une nouvelle pause dans ce récit. La suite, dont l'arrivée se fera demain, relatera la nouvelle visite d'Alex et Jérém, à l'occasion de l'Oktoberfest, l'Oktoberfest en elle-même et, bien sûr, mon départ.
Sinon, c'était une blague, y aura rien demain. On vous fait vraiment gober n'importe qu'*PAF !*
vendredi 2 octobre 2009
lundi 21 septembre 2009
Attente...
Je sais que j'avais promis (ou du moins sous-entendu) que je raconterais rapidement la suite de mon mois d'août, mais le mois de septembre n'aura pas été particulièrement calme non plus, donc il faudra encore attendre un peu.
Cette semaine promet d'être encore pas mal agitée, surtout sachant que je me rentre samedi soir, donc il y de bonnes grosses chances pour que je raconte tout ça depuis la France. Je sais, ça enlève au charme du truc, mais bon...
Pour me faire pardonner, voici une image de koala.
Cette semaine promet d'être encore pas mal agitée, surtout sachant que je me rentre samedi soir, donc il y de bonnes grosses chances pour que je raconte tout ça depuis la France. Je sais, ça enlève au charme du truc, mais bon...
Pour me faire pardonner, voici une image de koala.
mercredi 2 septembre 2009
Ah ouais, quand même
Il semble à peu près évident que ma politique, qui consiste à vous demander de m'excuser pour la faible fréquence de mes mises à jour, porte ses fruits. Ainsi, d'un délai d'environ 2 semaines entre chaque publication, nous passons avec ce billet au mois complet d'attente. Je culpabilise, vous savez ? À ma décharge, ce mois a été plutôt bien rempli. Entre virées au bords de (deux) différents lacs, soirées avec étudiants Erasmus, journées avec étudiants Erasmus, soirées entre potes, accueil d'oncle, tante et cousins, de sœur, d'amis, il y avait largement de quoi faire.
En ce début de mois, mes petits cousins Antoniens fuguaient donc pour venir rejoindre mon aile protectrice et bavaroise. L'occasion de passer deux jours très agréables en leur compagnie et celle de leurs parents, qu'ils avaient amenés avec eux. Ils me rappelaient également, grâce à leur amour, une leçon pourtant mainte fois entendue : le soleil, ça file des coups de soleil. Il se trouve en effet que, malgré leurs poids respectifs tout à fait contenus, les câlins de ces chers enfants massèrent passionnément mon dos gorgé d'UV.
Quelques soirées, balades et rencontres plus tard, la mi-août approchait à grands pas. Profitant d'un temps sublime, Laulau, Peufman, Bob (que vous connaissez déjà) et moi-même passâmes donc un dimanche à la Dachauer Volksfest. La "Fête populaire de Dachau", pour parler français, accueillait ses derniers visiteurs, venus en nombre malgré la fournaise. Il faut dire que l'hôte teuton sait attirer du monde, et nous nous entassions donc aux côtés de familles entières dans le train nous y amenant. Entre deux boissons à l'apparence douteuse, nous n'échappions pas à une inévitable nouvelle séance d'Histoire : puisqu'on vous dit que Napoléon est passé par là... Le retour était évidemment bien plus calme, même cette expérience ne nous avait assurément pas laissés intacts.
La semaine suivante serait musicale. Comme depuis le début du mois, se tenaient chaque soir des concerts gratuits en plein air à l'Olympia Park. Agréablement surpris, une semaine plus tôt, par la performance d'un groupe de Ska-Reggae devant lequel Laura et moi étions allés nous remuer, je proposai de profiter à nouveau de cette musique gracieusement offerte pour passer la soirée dehors. Le premier des deux groupes à performer ce soir-là serait du "Punk-progressivo-stratosphérique". Bien qu'il soit possible que j'aie inventé les deux derniers mots, ces trois artistes d'avant-garde nous proposèrent des chansons en japonais, allemand, anglais et italien, jouées avec des instruments pour marionnettes sur un rythme à ennuyer un koala. Désespérés par les qualités musicales de la guitare-jouet et du gratte-bois-percu, nous quittions le public après l'arrivée du fort mal nommé "saxophone". La sonorité stridente de ces 25 cm de plastique rouge, combinée à l'annonce d'une deuxième chanson en italien, eut raison de notre patience. Nous remettions le couvert le lendemain avec plus de succès, devant un groupe sympa de rock-indie, suivi d'un pique-nique hautement gastronomique sur fond des basses et des flashes du concert de Madonna.
Interlude : Table des rencontres
Il devient clair que l'utilisation à tout va de prénoms commence à devenir un poil bordélique. Clarification.
Maxime (aka Bob) : pote de l'ESTACA, également en stage à Munich sur les mêmes périodes que moi. Compagnon de boisson et de soirées productives en chef.
Baba : stagiaire ENAC en fin d'études, rencontré mi-juin dans le car nous ramenant en France. C'est grâce à lui que j'ai découvert toutes les soirées Erasmus, étudiantes et autres joyeusetés. Un grand merci ! (Et un peu merci à Facebook aussi, pour être juste.)
Yann (aka Peufman) : rencontré au détour d'une soirée Erasmus, il est en dernière année à l'EPF (ce qui fait de lui un Peufien, selon ses propres dires), où Cécile débute cette semaine sa première année.
Lauranne (aka Laulau) : charmante touriste aux jolis yeux bleus, rencontrée à une Abschiedparty (tant pis si vous parlez pas allemand), où elle accompagnait Yann. Évidemment qu'on peut draguer sur un blog, vous croyez quoi ?
Laura (aka Laura) : rencontrée via un site d'échange linguistique (Sprachduo) ; elle ridiculise mon allemand pendant que je corrige son français. Ou un truc du genre.
Cécile : immigrée clandestine.
Olivia : amie de collège/lycée tellement gentille qu'elle a pris sur elle pour faire un détour et venir me voir.
Thomas : copain d'Olivia, tellement sympa qu'il l'a pas tapée pour lui avoir fait faire un détour par la Bavière.
Reprenons : nous sommes le mercredi 19 août, 6h20, mon réveil sonne. Comment peut-on raisonnablement croire en l'Amour fraternel lorsqu'une gamine d'1m60 nous impose un tel supplice ? Après avoir traîné Cécile par les cheveux de la gare jusqu'à chez moi, je l'abandonne donc à Lauranne, qui se chargera de lui faire visiter la ville pendant que je vais au boulot. Je suis à la bourre, évidemment. Le soir même, nous nous retrouvons à une autre Abschiedparty (allez, je suis sympa) dans l'Englischergarten, dont on retiendra en particulier que la nuit, il fait noir.
Le jeudi est marqué par l'arrivée d'Olivia et Thomas, à cause de qui je rate une partie d'un concert de jazz que je n'avais de toute manière pas envie de regarder. La soirée se poursuit par un pique-nique improvisé chez moi, après que tout le monde nous y a rejoints, suivie par une séance épique de gonflage de matelas.
Le point d'orgue de cette semaine déjà mémorable fut le repas à la Hofbräuhaus (dont je vous ai déjà parlé) du vendredi soir. Lieu touristique essentiel à toute personne de passage dans la région, la Hofbräuhaus accueille également sous son toit des Bavarois, des vrais. Alors que nous nous installons tranquillement à une table pour six personnes (nos trois Français de passage, Lauranne, Bob et moi) et passons commande, un allemand d'un âge avancé et visiblement bien entamé (rétamé, diront certains), vient nous faire la conversation. Après quelques échanges de politesse, nous apprenons qu'il en est à 5L de bière pour ce soir, mais surtout qu'il vient ici depuis 42 ans. Rien que ça. Sa Stammtisch serait, et on veut bien le croire, la plus vieille de la ville (il y a un même un petit écriteau au-dessus spécifiant "La table des chasseurs", si ma mémoire est bonne). Cette table étant voisine de la nôtre, il nous vante son statut de "chef", vire tout le monde (!) et nous y invite avec véhémence. Amusés, Maxime et moi le suivons, imité poliment par nos acolytes, alors qu'il nous montre ses photos de trophées de chasse. Nous avons droit à la totale : il nous explique que son Maß top-collector est stocké dans un des derniers casiers personnels de la taverne, puis nous offre une démonstration de reniflage de tabac bavarois (en s'en mettant plein la tronche), entre deux histoires sur la participation de son père à la Première Guerre Mondiale. Alors qu'une partie de la table se fout de son strabisme inouï, probablement largement amplifié par la bière, et que l'autre l'écoute raconter un match Bayern-St Étienne de 1972 , je me retrouve au milieu, lui à moitié (voire complètement) affalé sur moi pour parler à mes voisins. Ma patience aurait probablement pu encaisser le choc s'il n'avait pas déjà, en l'espace de dix minutes, déversé une demi-douzaine de fois le volume de l'Atlantique en postillons dans mon assiette ; ce qui provoque également de nombreuses crises de rire chez mes voisins, que je trouve assez peu solidaires. Prétextant avoir vu un kangourou nous faire signe de l'autre côté de la salle, je me lève et nous nous dirigeons vers une table un peu plus sèche, où chacun peut tranquillement terminer son repas (ou regarder son assiette de très loin, dans mon cas).
Le samedi est plus calme et sera surtout marqué par le départ matinal d'Olivia et Thomas et la dégustation nocturne de "puddings" presque périmés, d'un rouge fluo plus que douteux. Vive la Bavière.
Je me rend également compte que j'ai cité son nom dans la table des rencontres sans une seule fois faire mention de son nom dans mes récits : Baba était présent à toutes les soirées racontées plus haut, à l'exception notable de celles où j'ai précisé les noms des personnes présentes, a savoir la Dachauer Volksfest et la Hofbräuhaus. Et ça c'est fort.
Il est évident que j'ai, à ce point du récit, perdu la plupart d'entre vous. Ma tendance à étaler sur cinq pages quelque chose qui en méritait dix fois moins y est très certainement pour quelque chose, j'en conviens. Cependant, je rechigne à amputer ma prose expansive, par flemme principalement, et vous propose le compromis suivant : c'est fini pour aujourd'hui.
À venir : visite de la Pinakothek der Moderne (Musée d'Art Moderne), départ de Lauranne, soirée Turque, départ de Cécile, soirée crêpes et bien d'autres choses encore (ou pas).
Je tiens à signaler que, même si elles ne se présentent pas sous une forme aussi étalée, je suis toujours preneur de nouvelles de vous tous !
En ce début de mois, mes petits cousins Antoniens fuguaient donc pour venir rejoindre mon aile protectrice et bavaroise. L'occasion de passer deux jours très agréables en leur compagnie et celle de leurs parents, qu'ils avaient amenés avec eux. Ils me rappelaient également, grâce à leur amour, une leçon pourtant mainte fois entendue : le soleil, ça file des coups de soleil. Il se trouve en effet que, malgré leurs poids respectifs tout à fait contenus, les câlins de ces chers enfants massèrent passionnément mon dos gorgé d'UV.
Quelques soirées, balades et rencontres plus tard, la mi-août approchait à grands pas. Profitant d'un temps sublime, Laulau, Peufman, Bob (que vous connaissez déjà) et moi-même passâmes donc un dimanche à la Dachauer Volksfest. La "Fête populaire de Dachau", pour parler français, accueillait ses derniers visiteurs, venus en nombre malgré la fournaise. Il faut dire que l'hôte teuton sait attirer du monde, et nous nous entassions donc aux côtés de familles entières dans le train nous y amenant. Entre deux boissons à l'apparence douteuse, nous n'échappions pas à une inévitable nouvelle séance d'Histoire : puisqu'on vous dit que Napoléon est passé par là... Le retour était évidemment bien plus calme, même cette expérience ne nous avait assurément pas laissés intacts.
La semaine suivante serait musicale. Comme depuis le début du mois, se tenaient chaque soir des concerts gratuits en plein air à l'Olympia Park. Agréablement surpris, une semaine plus tôt, par la performance d'un groupe de Ska-Reggae devant lequel Laura et moi étions allés nous remuer, je proposai de profiter à nouveau de cette musique gracieusement offerte pour passer la soirée dehors. Le premier des deux groupes à performer ce soir-là serait du "Punk-progressivo-stratosphérique". Bien qu'il soit possible que j'aie inventé les deux derniers mots, ces trois artistes d'avant-garde nous proposèrent des chansons en japonais, allemand, anglais et italien, jouées avec des instruments pour marionnettes sur un rythme à ennuyer un koala. Désespérés par les qualités musicales de la guitare-jouet et du gratte-bois-percu, nous quittions le public après l'arrivée du fort mal nommé "saxophone". La sonorité stridente de ces 25 cm de plastique rouge, combinée à l'annonce d'une deuxième chanson en italien, eut raison de notre patience. Nous remettions le couvert le lendemain avec plus de succès, devant un groupe sympa de rock-indie, suivi d'un pique-nique hautement gastronomique sur fond des basses et des flashes du concert de Madonna.
Interlude : Table des rencontres
Il devient clair que l'utilisation à tout va de prénoms commence à devenir un poil bordélique. Clarification.
Maxime (aka Bob) : pote de l'ESTACA, également en stage à Munich sur les mêmes périodes que moi. Compagnon de boisson et de soirées productives en chef.
Baba : stagiaire ENAC en fin d'études, rencontré mi-juin dans le car nous ramenant en France. C'est grâce à lui que j'ai découvert toutes les soirées Erasmus, étudiantes et autres joyeusetés. Un grand merci ! (Et un peu merci à Facebook aussi, pour être juste.)
Yann (aka Peufman) : rencontré au détour d'une soirée Erasmus, il est en dernière année à l'EPF (ce qui fait de lui un Peufien, selon ses propres dires), où Cécile débute cette semaine sa première année.
Lauranne (aka Laulau) : charmante touriste aux jolis yeux bleus, rencontrée à une Abschiedparty (tant pis si vous parlez pas allemand), où elle accompagnait Yann. Évidemment qu'on peut draguer sur un blog, vous croyez quoi ?
Laura (aka Laura) : rencontrée via un site d'échange linguistique (Sprachduo) ; elle ridiculise mon allemand pendant que je corrige son français. Ou un truc du genre.
Cécile : immigrée clandestine.
Olivia : amie de collège/lycée tellement gentille qu'elle a pris sur elle pour faire un détour et venir me voir.
Thomas : copain d'Olivia, tellement sympa qu'il l'a pas tapée pour lui avoir fait faire un détour par la Bavière.
Reprenons : nous sommes le mercredi 19 août, 6h20, mon réveil sonne. Comment peut-on raisonnablement croire en l'Amour fraternel lorsqu'une gamine d'1m60 nous impose un tel supplice ? Après avoir traîné Cécile par les cheveux de la gare jusqu'à chez moi, je l'abandonne donc à Lauranne, qui se chargera de lui faire visiter la ville pendant que je vais au boulot. Je suis à la bourre, évidemment. Le soir même, nous nous retrouvons à une autre Abschiedparty (allez, je suis sympa) dans l'Englischergarten, dont on retiendra en particulier que la nuit, il fait noir.
Le jeudi est marqué par l'arrivée d'Olivia et Thomas, à cause de qui je rate une partie d'un concert de jazz que je n'avais de toute manière pas envie de regarder. La soirée se poursuit par un pique-nique improvisé chez moi, après que tout le monde nous y a rejoints, suivie par une séance épique de gonflage de matelas.
Le point d'orgue de cette semaine déjà mémorable fut le repas à la Hofbräuhaus (dont je vous ai déjà parlé) du vendredi soir. Lieu touristique essentiel à toute personne de passage dans la région, la Hofbräuhaus accueille également sous son toit des Bavarois, des vrais. Alors que nous nous installons tranquillement à une table pour six personnes (nos trois Français de passage, Lauranne, Bob et moi) et passons commande, un allemand d'un âge avancé et visiblement bien entamé (rétamé, diront certains), vient nous faire la conversation. Après quelques échanges de politesse, nous apprenons qu'il en est à 5L de bière pour ce soir, mais surtout qu'il vient ici depuis 42 ans. Rien que ça. Sa Stammtisch serait, et on veut bien le croire, la plus vieille de la ville (il y a un même un petit écriteau au-dessus spécifiant "La table des chasseurs", si ma mémoire est bonne). Cette table étant voisine de la nôtre, il nous vante son statut de "chef", vire tout le monde (!) et nous y invite avec véhémence. Amusés, Maxime et moi le suivons, imité poliment par nos acolytes, alors qu'il nous montre ses photos de trophées de chasse. Nous avons droit à la totale : il nous explique que son Maß top-collector est stocké dans un des derniers casiers personnels de la taverne, puis nous offre une démonstration de reniflage de tabac bavarois (en s'en mettant plein la tronche), entre deux histoires sur la participation de son père à la Première Guerre Mondiale. Alors qu'une partie de la table se fout de son strabisme inouï, probablement largement amplifié par la bière, et que l'autre l'écoute raconter un match Bayern-St Étienne de 1972 , je me retrouve au milieu, lui à moitié (voire complètement) affalé sur moi pour parler à mes voisins. Ma patience aurait probablement pu encaisser le choc s'il n'avait pas déjà, en l'espace de dix minutes, déversé une demi-douzaine de fois le volume de l'Atlantique en postillons dans mon assiette ; ce qui provoque également de nombreuses crises de rire chez mes voisins, que je trouve assez peu solidaires. Prétextant avoir vu un kangourou nous faire signe de l'autre côté de la salle, je me lève et nous nous dirigeons vers une table un peu plus sèche, où chacun peut tranquillement terminer son repas (ou regarder son assiette de très loin, dans mon cas).
Le samedi est plus calme et sera surtout marqué par le départ matinal d'Olivia et Thomas et la dégustation nocturne de "puddings" presque périmés, d'un rouge fluo plus que douteux. Vive la Bavière.
Je me rend également compte que j'ai cité son nom dans la table des rencontres sans une seule fois faire mention de son nom dans mes récits : Baba était présent à toutes les soirées racontées plus haut, à l'exception notable de celles où j'ai précisé les noms des personnes présentes, a savoir la Dachauer Volksfest et la Hofbräuhaus. Et ça c'est fort.
Il est évident que j'ai, à ce point du récit, perdu la plupart d'entre vous. Ma tendance à étaler sur cinq pages quelque chose qui en méritait dix fois moins y est très certainement pour quelque chose, j'en conviens. Cependant, je rechigne à amputer ma prose expansive, par flemme principalement, et vous propose le compromis suivant : c'est fini pour aujourd'hui.
À venir : visite de la Pinakothek der Moderne (Musée d'Art Moderne), départ de Lauranne, soirée Turque, départ de Cécile, soirée crêpes et bien d'autres choses encore (ou pas).
Je tiens à signaler que, même si elles ne se présentent pas sous une forme aussi étalée, je suis toujours preneur de nouvelles de vous tous !
lundi 27 juillet 2009
Drolens
Un peu en mal de bouffe dégueulasse et de bières douteuses, je ne savais plus trop où j'en étais ces dernières semaines. Où va-t-on ? Pourquoi les lapins mangent-ils des carottes ? Pourquoi les vaches boivent-elles du lait ? Quel âge aurait le Pape s'il était plus jeune ? Autant de questions existentielles aux réponses multiples et incertaines traversaient mon esprit malade, rendant mon quotidien aussi torturé que celui d'Anne Frank. Sensible à ma détresse, la charmante Claire m'invitait à faire le temps d'un week-end ce qu'Anne aurait dû faire plutôt que de jouer à cache-cache : visiter Londres.
Comme il se doit, le voyage se faisait en hélicoptère, ce qui me permettait de quitter Munich vendredi à l'aube (soit un bon 17h30 du mat') et de rejoindre Londres en -24 minutes, le décalage horaire aidant. La police locale m'ayant refusé l'atterrissage sur Trafalgar Square et collé un PV à $300, je me résolus à lâcher mon moyen de transport dans un petit jardin derrière Buckingham. A peine eus-je posé le pied à terre que je me rendis compte que mon week-end était déjà entièrement planifié par mon hôte. Outre les inévitables étapes dans les pubs, qui ponctueraient chacun de nos mouvements et nous permettraient d'assurer les six pintes quotidiennes nécessaires à la survie insulaire (à en juger par l'usage local, en tout cas), m'attendaient pétanque sous-marine, visite de ferme biologique, chasse à courre et épreuves chronométrées de démontage de vélo. Autant d'activités typiquement londoniennes et uniquement réalisables en équipe de deux.
Le Destin nous fit cependant comprendre qu'il ne voyait pas d'un bon œil ce programme au demeurant alléchant. Notre choix de la balle en mousse pour la pétanque sous-marine, bien que prometteur sur le papier, se révéla plutôt décevant, plus encore que notre expulsion de la ferme biologique. Il semblerait en effet que demander à des agriculteurs écolo quelle part de leur production sert à alimenter les McDonald's, tout en leur vantant les mérites des pesticides, ne soit pas aussi bien reçu que le croyais. C'est noté. Faute de chevaux, de chiens, d'armes, de forêt et de costumes hideux, nous dûmes également nous résoudre à laisser de côté la chasse à courre et terminâmes notre série de tentatives de divertissement par payer une nouvelle amende de ¥500 000 et nous faire confisquer notre chronomètre. Nos explications insistantes dans notre plus bel allemand n'y feront rien, les policiers londoniens ne rigolent pas avec le démontage chronométré de leurs bicyclettes. On reparlera du l'humour british, tiens.
Par dépit, nous nous sommes rabattus sur quelques occupations plus courues par les touristes de passage. Balades en bateau, dans Holland Park ou St James Park, devant Westminster, Picadilly ou Trafalgar Square viendront occuper les temps d'attente entre deux pintes, tandis que nos quelques visites de musées auront finalement pour point d'orgue le sauvetage en 3D de la planète commenté par Tom Cruise. A moins qu'il ne s'agisse de la construction de l'ISS, je sais plus.
Mes missions annexes consistant à tâter de l'intégralité des fast-foods londoniens et à me faire dépouiller pour les transports en commun remplies, il ne me restait plus, ce lundi matin, qu'à rentrer en Bavière pour sauver le monde. Ou, à défaut, tenter d'être au boulot avant midi. Levé à 5h30 heure anglaise, je me rendis rapidement à l'évidence : mon hélicoptère avait été volé par le staff d'Alerte Cobra. EasyJet me permit donc, décalage horaire inclus, de poser mon postérieur devant mon bureau à 11h55 pétantes. Dire qu'il y a des gens qui s'ennuient dans la vie.
Comme il se doit, le voyage se faisait en hélicoptère, ce qui me permettait de quitter Munich vendredi à l'aube (soit un bon 17h30 du mat') et de rejoindre Londres en -24 minutes, le décalage horaire aidant. La police locale m'ayant refusé l'atterrissage sur Trafalgar Square et collé un PV à $300, je me résolus à lâcher mon moyen de transport dans un petit jardin derrière Buckingham. A peine eus-je posé le pied à terre que je me rendis compte que mon week-end était déjà entièrement planifié par mon hôte. Outre les inévitables étapes dans les pubs, qui ponctueraient chacun de nos mouvements et nous permettraient d'assurer les six pintes quotidiennes nécessaires à la survie insulaire (à en juger par l'usage local, en tout cas), m'attendaient pétanque sous-marine, visite de ferme biologique, chasse à courre et épreuves chronométrées de démontage de vélo. Autant d'activités typiquement londoniennes et uniquement réalisables en équipe de deux.
Le Destin nous fit cependant comprendre qu'il ne voyait pas d'un bon œil ce programme au demeurant alléchant. Notre choix de la balle en mousse pour la pétanque sous-marine, bien que prometteur sur le papier, se révéla plutôt décevant, plus encore que notre expulsion de la ferme biologique. Il semblerait en effet que demander à des agriculteurs écolo quelle part de leur production sert à alimenter les McDonald's, tout en leur vantant les mérites des pesticides, ne soit pas aussi bien reçu que le croyais. C'est noté. Faute de chevaux, de chiens, d'armes, de forêt et de costumes hideux, nous dûmes également nous résoudre à laisser de côté la chasse à courre et terminâmes notre série de tentatives de divertissement par payer une nouvelle amende de ¥500 000 et nous faire confisquer notre chronomètre. Nos explications insistantes dans notre plus bel allemand n'y feront rien, les policiers londoniens ne rigolent pas avec le démontage chronométré de leurs bicyclettes. On reparlera du l'humour british, tiens.
Par dépit, nous nous sommes rabattus sur quelques occupations plus courues par les touristes de passage. Balades en bateau, dans Holland Park ou St James Park, devant Westminster, Picadilly ou Trafalgar Square viendront occuper les temps d'attente entre deux pintes, tandis que nos quelques visites de musées auront finalement pour point d'orgue le sauvetage en 3D de la planète commenté par Tom Cruise. A moins qu'il ne s'agisse de la construction de l'ISS, je sais plus.
Mes missions annexes consistant à tâter de l'intégralité des fast-foods londoniens et à me faire dépouiller pour les transports en commun remplies, il ne me restait plus, ce lundi matin, qu'à rentrer en Bavière pour sauver le monde. Ou, à défaut, tenter d'être au boulot avant midi. Levé à 5h30 heure anglaise, je me rendis rapidement à l'évidence : mon hélicoptère avait été volé par le staff d'Alerte Cobra. EasyJet me permit donc, décalage horaire inclus, de poser mon postérieur devant mon bureau à 11h55 pétantes. Dire qu'il y a des gens qui s'ennuient dans la vie.
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mercredi 8 juillet 2009
France to back (ou un truc du genre)
Fidèle à ma volonté de vous fournir une lecture régulière, je reviens à la charge après deux grosses semaines sans nouvelles. Première nouvelle, je ne suis pas mort. Pourtant, ces derniers week-ends n'ont pas été de tout repos : apparemment décidée à ne pas me lâcher les basques, la France s'était invitée à Munich.
Dans un premier temps, alors même que mon colocataire terminait son voyage autour de l'Europe dans ma chambre à Courbevoie, ma chère Mère rejoignait la Bavière accompagnée de Captain America. Après 1h30 d'errances, dues à la négligence des deux partis (hôte attendant dans le mauvais mauvais terminal, numéro de téléphone de l'hôte oublié en France pour l'une, numéro de téléphone pas oublié en France mais présence dudit numéro dans son répertoire oubliée pour l'autre...), nous nous retrouvions donc à l'aéroport et récupérions notre Porsche 911 Carrera 4S Cabriolet de location. Après un dîner dans la plus grande taverne de la galaxie et avoir initié l'instance parentale présente au volume des boissons allemandes ainsi qu'à la grande tradition charcutière du pays, puis une nuit de repos bien méritée, nous profitions de notre moyen de locomotion et des autoroutes sans limitation de vitesse pour rejoindre Neuschwanstein.
Le château, construit par Louis II dans la deuxième moitié du 19ème, nage en plein dans le délire romantique de son géniteur. En plus d'être dans un cadre plutôt magnifique, Neuschwanstein est également très sympa à regarder. Tant à l'extérieur qu'à l'intérieur : toutes les salles font allusion à des contes de fées, pour la plupart adaptés en opéras par Wagner et dont Louis II était un groupie acharné. L'avantage des tyrans romantico-dépressifs, c'est qu'ils font en général les choses en grand. Ce qui est alors fort triste si le peuple crève la dalle, devient magnifique quelques décennies plus tard. Petite anecdote pour ceux d'entre vous à qui l'info aurait échappé, Louis II a poussé tellement loin et bien son obsession du conte de fées avec ce château, que Disney s'en est très largement inspiré pour le château de La Belle au bois dormant. Note à tous les Estaciens de passage : je sais maintenant d'où viennent les poubelles de la cour et prévois dans un futur proche d'organiser un pèlerinage sur place.
Après m'être une nouvelle fois fait inviter au restaurant et avoir mangé une partie non-identifiée d'un porc qui l'avait probablement bien mérité, puis pris une bonne nuit de récupération, je rejoignis mes visiteurs pour une nouvelle balade vers le Sud de la Bavière, cette fois-ci au pied des Alpes ; à Garmisch-Partenkirchen. En plus d'occuper la deuxième place du classement européen des noms de ville les plus pourris(1) (battue il est vrai à plate couture par Seydhisfjördhur, petite bourgade de l'Est de l'Islande), Garmisch s'avère être une ville tout à fait sympathique au style très tyrolien ('fin je crois, j'y connais rien), au centre ville si cliché qu'il ne dépareillerait pas si on le collait tel quel dans Disneyland. Ce qui ne semble pas être un compliment en est en fait un ; j'aime le style Disneyland. La ville est par ailleurs connue pour ses énormes pistes de ski qui donnent des frayeurs aux descendeurs de championnat du Monde et se positionne de fait comme atout de choix pour la candidature de Munich aux JO d'hiver 2018.
Retour à Munich, bisous, câlin, au revoir. (J'avais envie de bâcler une fin d'histoire.)
Week-end suivant (ou dernier, selon le point de vue), Pierre vient risquer sa vie en contrée teutonne. Son avion du jeudi soir ayant été annulé (ils s'effraient vite les pilotes de la Luthansa... chez Air France, orage ou pas, Atlantique ou pas, ils y vont) , il se voit forcé de passer la nuit à l'hôtel, puis se retrouve finalement seul à l'aéroport de Munich, faute d'avoir pu me donner une heure d'arrivée, sans réseau sur son portable. Quelques péripéties cabino-téléphoniques et mots d'allemand baragouinés plus tard, nous nous retrouvons pour entamer le aventures touristiques de rigueur. Sur le WE, tous les éléments primordiaux y passent : Hofbräuhaus, BMW Welt, Marienplatz, Englischergarten, le tout joyeusement dilué dans ce qu'il faut de culture locale. Notre dimanche sera par contre contrarié par la pluie et son départ de bonne heure. Un WE finalement aussi compact que sympathique.
Bon, vous êtes bien gentils, mais j'ai une lessive à étendre et 24h de crasse à laver moi.
PS : aujourd'hui, en plus des désormais habituelles parenthèses trop longues, vous avez eu droit aux liens ; c'est beau l'Internet.
(1) "Classement européen 2008 des villes aux noms les plus moches et récapitulatif des différentes variétés de pommes de pin d'hier et d'aujourd'hui", La Creuse Libre, hors-série N°17, mars 1999
Dans un premier temps, alors même que mon colocataire terminait son voyage autour de l'Europe dans ma chambre à Courbevoie, ma chère Mère rejoignait la Bavière accompagnée de Captain America. Après 1h30 d'errances, dues à la négligence des deux partis (hôte attendant dans le mauvais mauvais terminal, numéro de téléphone de l'hôte oublié en France pour l'une, numéro de téléphone pas oublié en France mais présence dudit numéro dans son répertoire oubliée pour l'autre...), nous nous retrouvions donc à l'aéroport et récupérions notre Porsche 911 Carrera 4S Cabriolet de location. Après un dîner dans la plus grande taverne de la galaxie et avoir initié l'instance parentale présente au volume des boissons allemandes ainsi qu'à la grande tradition charcutière du pays, puis une nuit de repos bien méritée, nous profitions de notre moyen de locomotion et des autoroutes sans limitation de vitesse pour rejoindre Neuschwanstein.
Le château, construit par Louis II dans la deuxième moitié du 19ème, nage en plein dans le délire romantique de son géniteur. En plus d'être dans un cadre plutôt magnifique, Neuschwanstein est également très sympa à regarder. Tant à l'extérieur qu'à l'intérieur : toutes les salles font allusion à des contes de fées, pour la plupart adaptés en opéras par Wagner et dont Louis II était un groupie acharné. L'avantage des tyrans romantico-dépressifs, c'est qu'ils font en général les choses en grand. Ce qui est alors fort triste si le peuple crève la dalle, devient magnifique quelques décennies plus tard. Petite anecdote pour ceux d'entre vous à qui l'info aurait échappé, Louis II a poussé tellement loin et bien son obsession du conte de fées avec ce château, que Disney s'en est très largement inspiré pour le château de La Belle au bois dormant. Note à tous les Estaciens de passage : je sais maintenant d'où viennent les poubelles de la cour et prévois dans un futur proche d'organiser un pèlerinage sur place.
Après m'être une nouvelle fois fait inviter au restaurant et avoir mangé une partie non-identifiée d'un porc qui l'avait probablement bien mérité, puis pris une bonne nuit de récupération, je rejoignis mes visiteurs pour une nouvelle balade vers le Sud de la Bavière, cette fois-ci au pied des Alpes ; à Garmisch-Partenkirchen. En plus d'occuper la deuxième place du classement européen des noms de ville les plus pourris(1) (battue il est vrai à plate couture par Seydhisfjördhur, petite bourgade de l'Est de l'Islande), Garmisch s'avère être une ville tout à fait sympathique au style très tyrolien ('fin je crois, j'y connais rien), au centre ville si cliché qu'il ne dépareillerait pas si on le collait tel quel dans Disneyland. Ce qui ne semble pas être un compliment en est en fait un ; j'aime le style Disneyland. La ville est par ailleurs connue pour ses énormes pistes de ski qui donnent des frayeurs aux descendeurs de championnat du Monde et se positionne de fait comme atout de choix pour la candidature de Munich aux JO d'hiver 2018.
Retour à Munich, bisous, câlin, au revoir. (J'avais envie de bâcler une fin d'histoire.)
Week-end suivant (ou dernier, selon le point de vue), Pierre vient risquer sa vie en contrée teutonne. Son avion du jeudi soir ayant été annulé (ils s'effraient vite les pilotes de la Luthansa... chez Air France, orage ou pas, Atlantique ou pas, ils y vont) , il se voit forcé de passer la nuit à l'hôtel, puis se retrouve finalement seul à l'aéroport de Munich, faute d'avoir pu me donner une heure d'arrivée, sans réseau sur son portable. Quelques péripéties cabino-téléphoniques et mots d'allemand baragouinés plus tard, nous nous retrouvons pour entamer le aventures touristiques de rigueur. Sur le WE, tous les éléments primordiaux y passent : Hofbräuhaus, BMW Welt, Marienplatz, Englischergarten, le tout joyeusement dilué dans ce qu'il faut de culture locale. Notre dimanche sera par contre contrarié par la pluie et son départ de bonne heure. Un WE finalement aussi compact que sympathique.
Bon, vous êtes bien gentils, mais j'ai une lessive à étendre et 24h de crasse à laver moi.
PS : aujourd'hui, en plus des désormais habituelles parenthèses trop longues, vous avez eu droit aux liens ; c'est beau l'Internet.
(1) "Classement européen 2008 des villes aux noms les plus moches et récapitulatif des différentes variétés de pommes de pin d'hier et d'aujourd'hui", La Creuse Libre, hors-série N°17, mars 1999
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lundi 22 juin 2009
Back to France
Note préliminaire : bien qu’écrit avec autant d’amour que les précédents billets, celui-ci verse dans le pur racontage de life. Je l’ai déjà fait par le passé, mais il s’agissait d’Allemagne. Lecteur, tu es donc averti : soirées courbevoisiennes inside et protagonistes potentiellement inconnus. Si vous ne voyez pas de qui je parle, imaginez-vous quelqu’un de moche et ivre.
Comme cela devient l’usage, je raconte ma vie à peu près 10 jours après que les événements cités se soient déroulés. Cela me permet de ce fait de m’assurer qu’il y ait à la fois maturation desdits événements dans ma mémoire et prescription au cas ou la CIA lirait ce post. Ou pas loin. Cédant, comme ma faiblesse psychologique me le fait souvent faire, à la pression du groupe (en l’occurrence, amis et famille), je revenais sur Paris à contrecœur entre le 11 et le 14 juin, à la faveur d’un WE de 4 jours créé par le 11 juin, férié en Allemagne. Ayant été dans l’incapacité la plus totale de répondre autre chose que « Je l’ai su » ou « J’m’en tape, c’est férié » aux nombreuses personnes qui m’ont demandé en quoi consistait ce jour férié, voici donc la réponse : il s’agit d’une fête catholique, le Fronleichnam, ou Fête-Dieu en français, célébrée le jeudi suivant la Trinitié, soit 60 jours après Pâques. Si vous voulez mon avis professionnel, je trouve triste qu’un jour aussi important ne soit pas férié en France.
Tant pour des raisons d’économies que de places restantes dans les différents autres moyens de transport, le voyage aller s’est fait en bus de nuit. À défaut d’être confortable, le voyage me permit de rencontrer deux charmantes Montpelliéraines revenant de quelques jours chez leurs correspondantes et un autre étudiant ingénieur en stage sur Munich, grâce à qui la première partie du voyage fut assez marrante. Côté sommeil, ce fut clairement plus limité, mais la prestation reflétait le prix payé pour le transport.
Arrivé sur Paris, je retrouvai instantanément mes réflexes mes réflexes de commuter confirmé (oui, je prends le vélo pour aller en cours, et alors ?) et remontai la ligne 3 de métro avec cet étrange sentiment de ne pas encore être recalé sur les mœurs du pays. Je doute par exemple qu’il y a deux mois, le premier mot me venant à l’esprit après avoir bousculé quelqu’un aurait été « Entschuldigung ».
Après des retrouvailles familiales émouvantes (j’ai failli pleurer), je profitai du fait que tout le monde ait vaqué à ses occupations professionnelles, scolaires ou vacationnelles pour rattraper les quelques heures desquelles ma nuit avait été sauvagement amputée. Alexandre me rejoignait ensuite, avant que nous n’allions tous deux voir Julien. Le trajet entre chez ses parents et son appart dans sa voiture de fonction fut juste épique, du fait de la conduite sportive (qu’il n’est apparemment pas capable de contenir, ce gros blaireau) et de ma position, allongé sur une grosse boîte en métal dans son coffre. Un repas avalé chacun de son côté, et après que j’aie pu dire bonjour à ses charmantes mère et sœur, Alex et moi rejoignîmes la chambre de Jérémy. L’occasion pour moi de croiser avec plaisir un Noir et sa copine (vu qu’elle lira probablement pas ça, si quelqu’un voulait bien transmettre ma demande en mariage à Axelle, merci), également invités. Insultés par la manière dont elle nous regardait de haut, nous mettions à terre une insolente bouteille de breuvage slave et retournions dans nos pénates à une heure honteusement peu avancée de la nuit. Je sais qu’il y en a qui bossent, mais quand même.
La journée du vendredi déjà conséquemment amputée par une matinée de sommeil (au demeurant mérité), j’avais tout juste le temps d’effectuer quelques opérations de maintenance informatique sur le PC familial (quand je me barre définitivement, je leur refourgue un Mac) avant de partir boire un café avec la divine Chloé (youpi) ; nous fûmes malheureusement rejoints par son copain (eurk) et Alex avant qu’elle ne parte tuer des enfants pour gagner sa vie. Pizzas offertes par Alex (merci mon amour) et gîte par Stéphane, nous sociabilisâmes vidéoludiquement avant de rejoindre la cave de Jérémy, où nous rejoignit Pierre. Un poker et quelques délires que je ne me risquerai pas à raconter ici plus tard, ce qui nous amenait à un horaire déjà moins honteux que celui de la veille, nous rentrions une fois de plus dans nos demeures bourgeoises.
Levé à l’aube le samedi (comprendre : avant midi), et après un déménagement d’armoire normande avec deux aimables voisins et amis, je profitai du temps de préparation du repas pour résoudre quelques problèmes de cœur, je retournai le ventre (délicieusement) plein chez Chloé et Stéphane pour passer plus de temps ensemble que celui d’un café. Un super après-midi plus tard, je me faisais virer au prétexte fallacieux de l’arrivée de prétendus invités (à d’autres) et rentrais aider ma petite Maman à déménager plein de gros trucs. Malgré les galères organisationnelles, nous parvînmes à un résultat d’entassage satisfaisant, ce qui me permettait de rejoindre Alex et Pierre dans une soirée de détente intellectuelle totale, faite de morts de terroristes et de meilleurs tours en course.
Le dimanche serait paternel. Arrivant intelligemment en fin de matinée (soit un bon 13h), c’était notamment l’occasion de revoir les deux adorables andouilles qui me servent de frère et sœur. Une fois ceux-ci bazardés dans diverses fêtes avec leurs copains respectifs, nous lézardâmes au soleil avec pour musique de fond du Boris Vian plus ou moins abîmé par une chorale de jeunes enfants. Je rentrais ensuite terminer de préparer mes affaires avant de me faire accompagner au train de nuit qui me ramènerait en Allemagne par les deux femmes de ma vie, Chloé et Alex.
Conclusion : merci à tous pour ce super WE. Vous m’aviez même pas manqué.
PS : une fois de plus, fuck la concordance des temps du passé
PS-2 : je fais des posts de 10 pages sur rien du tout si je veux
Comme cela devient l’usage, je raconte ma vie à peu près 10 jours après que les événements cités se soient déroulés. Cela me permet de ce fait de m’assurer qu’il y ait à la fois maturation desdits événements dans ma mémoire et prescription au cas ou la CIA lirait ce post. Ou pas loin. Cédant, comme ma faiblesse psychologique me le fait souvent faire, à la pression du groupe (en l’occurrence, amis et famille), je revenais sur Paris à contrecœur entre le 11 et le 14 juin, à la faveur d’un WE de 4 jours créé par le 11 juin, férié en Allemagne. Ayant été dans l’incapacité la plus totale de répondre autre chose que « Je l’ai su » ou « J’m’en tape, c’est férié » aux nombreuses personnes qui m’ont demandé en quoi consistait ce jour férié, voici donc la réponse : il s’agit d’une fête catholique, le Fronleichnam, ou Fête-Dieu en français, célébrée le jeudi suivant la Trinitié, soit 60 jours après Pâques. Si vous voulez mon avis professionnel, je trouve triste qu’un jour aussi important ne soit pas férié en France.
Tant pour des raisons d’économies que de places restantes dans les différents autres moyens de transport, le voyage aller s’est fait en bus de nuit. À défaut d’être confortable, le voyage me permit de rencontrer deux charmantes Montpelliéraines revenant de quelques jours chez leurs correspondantes et un autre étudiant ingénieur en stage sur Munich, grâce à qui la première partie du voyage fut assez marrante. Côté sommeil, ce fut clairement plus limité, mais la prestation reflétait le prix payé pour le transport.
Arrivé sur Paris, je retrouvai instantanément mes réflexes mes réflexes de commuter confirmé (oui, je prends le vélo pour aller en cours, et alors ?) et remontai la ligne 3 de métro avec cet étrange sentiment de ne pas encore être recalé sur les mœurs du pays. Je doute par exemple qu’il y a deux mois, le premier mot me venant à l’esprit après avoir bousculé quelqu’un aurait été « Entschuldigung ».
Après des retrouvailles familiales émouvantes (j’ai failli pleurer), je profitai du fait que tout le monde ait vaqué à ses occupations professionnelles, scolaires ou vacationnelles pour rattraper les quelques heures desquelles ma nuit avait été sauvagement amputée. Alexandre me rejoignait ensuite, avant que nous n’allions tous deux voir Julien. Le trajet entre chez ses parents et son appart dans sa voiture de fonction fut juste épique, du fait de la conduite sportive (qu’il n’est apparemment pas capable de contenir, ce gros blaireau) et de ma position, allongé sur une grosse boîte en métal dans son coffre. Un repas avalé chacun de son côté, et après que j’aie pu dire bonjour à ses charmantes mère et sœur, Alex et moi rejoignîmes la chambre de Jérémy. L’occasion pour moi de croiser avec plaisir un Noir et sa copine (vu qu’elle lira probablement pas ça, si quelqu’un voulait bien transmettre ma demande en mariage à Axelle, merci), également invités. Insultés par la manière dont elle nous regardait de haut, nous mettions à terre une insolente bouteille de breuvage slave et retournions dans nos pénates à une heure honteusement peu avancée de la nuit. Je sais qu’il y en a qui bossent, mais quand même.
La journée du vendredi déjà conséquemment amputée par une matinée de sommeil (au demeurant mérité), j’avais tout juste le temps d’effectuer quelques opérations de maintenance informatique sur le PC familial (quand je me barre définitivement, je leur refourgue un Mac) avant de partir boire un café avec la divine Chloé (youpi) ; nous fûmes malheureusement rejoints par son copain (eurk) et Alex avant qu’elle ne parte tuer des enfants pour gagner sa vie. Pizzas offertes par Alex (merci mon amour) et gîte par Stéphane, nous sociabilisâmes vidéoludiquement avant de rejoindre la cave de Jérémy, où nous rejoignit Pierre. Un poker et quelques délires que je ne me risquerai pas à raconter ici plus tard, ce qui nous amenait à un horaire déjà moins honteux que celui de la veille, nous rentrions une fois de plus dans nos demeures bourgeoises.
Levé à l’aube le samedi (comprendre : avant midi), et après un déménagement d’armoire normande avec deux aimables voisins et amis, je profitai du temps de préparation du repas pour résoudre quelques problèmes de cœur, je retournai le ventre (délicieusement) plein chez Chloé et Stéphane pour passer plus de temps ensemble que celui d’un café. Un super après-midi plus tard, je me faisais virer au prétexte fallacieux de l’arrivée de prétendus invités (à d’autres) et rentrais aider ma petite Maman à déménager plein de gros trucs. Malgré les galères organisationnelles, nous parvînmes à un résultat d’entassage satisfaisant, ce qui me permettait de rejoindre Alex et Pierre dans une soirée de détente intellectuelle totale, faite de morts de terroristes et de meilleurs tours en course.
Le dimanche serait paternel. Arrivant intelligemment en fin de matinée (soit un bon 13h), c’était notamment l’occasion de revoir les deux adorables andouilles qui me servent de frère et sœur. Une fois ceux-ci bazardés dans diverses fêtes avec leurs copains respectifs, nous lézardâmes au soleil avec pour musique de fond du Boris Vian plus ou moins abîmé par une chorale de jeunes enfants. Je rentrais ensuite terminer de préparer mes affaires avant de me faire accompagner au train de nuit qui me ramènerait en Allemagne par les deux femmes de ma vie, Chloé et Alex.
Conclusion : merci à tous pour ce super WE. Vous m’aviez même pas manqué.
PS : une fois de plus, fuck la concordance des temps du passé
PS-2 : je fais des posts de 10 pages sur rien du tout si je veux
jeudi 18 juin 2009
Hallo, die Sonnenbri-ille, hallo, tu reviendras bientôt...
Il fait beau. Non, sans déconner, il fait beau. Alors que la raison voudrait que j’aille profiter de la vue à l’Englischergarten, ma conscience professionnelle me pousse à passer mes journées au boulot, laissant le soin à mon imagination de se représenter les joies de la vie extérieure. Je suis une nouvelle fois quelque peu désœuvré par ma velléité, les chances d’obtenir un banc d’essai avant la semaine prochaine tendant inexorablement vers le négatif, et entreprends donc la tâche passionnante consistant à rédiger mon rapport de stage. Alors que j’hésitais encore il y a peu entre l’anglais et l’allemand comme langue de rédaction, mon tuteur m’ayant laissé le choix, j’ai appris hier que l’ESTACA me forçait à faire celui de la facilité : les rapports des stages effectués en pays étrangers non-anglophones ne peuvent être écrits qu’en anglais ou en français. So, English it is. Vous me ferez penser à demander si les rapports pour les stages belges ou québecquois peuvent être écrits en anglais. Simple curiosité.
Rapport fermement engagé (j’ai trouvé un titre ainsi que la page Wikipedia de BMW), documentation du programme presque complète (si, si), programme entièrement commenté dans la langue de Rammstein, il me reste un peu de temps pour penser (la ferme). Sujet d’aujourd’hui : la condition sociale de l’ingénieur allemand. Si je précise « allemand », ce n’est pas tant parce que l’ingénieur français ou ouzbek a un mode de vie différent, que parce que mes observations sur ces derniers sont trop lacunaires pour permettre toute généralisation. Il est également important de préciser que cette analyse, en plus d’être totalement subjective, n’a strictement aucune valeur (et vice versa).
La fibre littéraire m’abandonnant sauvagement, voici une liste partiellement exhaustive de quelques traits observés chez tout ou partie de la population ingénieure de mon département. L’ingénieur allemand est donc :
1. Sympa ;
2. Doté d’un accent relou (souvent plus lié à sa nationalité ou région d’origine, mais nous serons d’accord pour dire que la Sociologie ne s’arrête pas forcément à ce genre de considération annexe) ;
3. Marié ou en passe de l’être ;
4. Parfois autrichien ;
5. Matinal ;
6. Assez peu adepte de la sortie entre collègues après le boulot (à moins que cela ne fasse partie des trucs que je ne comprends toujours pas dans leurs discussions, ce qui est tout à fait probable) ;
7. Détendu ;
8. Habillé (mais pas forcément classe).
Autant de traits qui le différencient notablement du balayeur hongrois et de la mante religieuse, et le rendent de fait si attachant. En attendant, j’vais voir de l’élève ingénieur français et effectuer une tentative de vie sociale.
PS : je n’ai rien de personnel contre la Belgique, le Québec, les Ouzbeks ou les Hongrois, et les comparaisons auraient certainement été aussi amusantes avec la Côte d’Ivoire, l’Algérie, un ingénieur Israélien et un balayeur camerounais, mais ces lâches substitutions me permettent de discrètement éviter de passer pour raciste et antisémite, ayant encore quelque difficulté à accepter ces deux traits majeurs de ma personnalité.
PS-2 : désolé de ne pas mieux tenir ce blog à jour, j'essaierai de faire un effort...
Rapport fermement engagé (j’ai trouvé un titre ainsi que la page Wikipedia de BMW), documentation du programme presque complète (si, si), programme entièrement commenté dans la langue de Rammstein, il me reste un peu de temps pour penser (la ferme). Sujet d’aujourd’hui : la condition sociale de l’ingénieur allemand. Si je précise « allemand », ce n’est pas tant parce que l’ingénieur français ou ouzbek a un mode de vie différent, que parce que mes observations sur ces derniers sont trop lacunaires pour permettre toute généralisation. Il est également important de préciser que cette analyse, en plus d’être totalement subjective, n’a strictement aucune valeur (et vice versa).
La fibre littéraire m’abandonnant sauvagement, voici une liste partiellement exhaustive de quelques traits observés chez tout ou partie de la population ingénieure de mon département. L’ingénieur allemand est donc :
1. Sympa ;
2. Doté d’un accent relou (souvent plus lié à sa nationalité ou région d’origine, mais nous serons d’accord pour dire que la Sociologie ne s’arrête pas forcément à ce genre de considération annexe) ;
3. Marié ou en passe de l’être ;
4. Parfois autrichien ;
5. Matinal ;
6. Assez peu adepte de la sortie entre collègues après le boulot (à moins que cela ne fasse partie des trucs que je ne comprends toujours pas dans leurs discussions, ce qui est tout à fait probable) ;
7. Détendu ;
8. Habillé (mais pas forcément classe).
Autant de traits qui le différencient notablement du balayeur hongrois et de la mante religieuse, et le rendent de fait si attachant. En attendant, j’vais voir de l’élève ingénieur français et effectuer une tentative de vie sociale.
PS : je n’ai rien de personnel contre la Belgique, le Québec, les Ouzbeks ou les Hongrois, et les comparaisons auraient certainement été aussi amusantes avec la Côte d’Ivoire, l’Algérie, un ingénieur Israélien et un balayeur camerounais, mais ces lâches substitutions me permettent de discrètement éviter de passer pour raciste et antisémite, ayant encore quelque difficulté à accepter ces deux traits majeurs de ma personnalité.
PS-2 : désolé de ne pas mieux tenir ce blog à jour, j'essaierai de faire un effort...
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