Note préliminaire : bien qu’écrit avec autant d’amour que les précédents billets, celui-ci verse dans le pur racontage de life. Je l’ai déjà fait par le passé, mais il s’agissait d’Allemagne. Lecteur, tu es donc averti : soirées courbevoisiennes inside et protagonistes potentiellement inconnus. Si vous ne voyez pas de qui je parle, imaginez-vous quelqu’un de moche et ivre.
Comme cela devient l’usage, je raconte ma vie à peu près 10 jours après que les événements cités se soient déroulés. Cela me permet de ce fait de m’assurer qu’il y ait à la fois maturation desdits événements dans ma mémoire et prescription au cas ou la CIA lirait ce post. Ou pas loin. Cédant, comme ma faiblesse psychologique me le fait souvent faire, à la pression du groupe (en l’occurrence, amis et famille), je revenais sur Paris à contrecœur entre le 11 et le 14 juin, à la faveur d’un WE de 4 jours créé par le 11 juin, férié en Allemagne. Ayant été dans l’incapacité la plus totale de répondre autre chose que « Je l’ai su » ou « J’m’en tape, c’est férié » aux nombreuses personnes qui m’ont demandé en quoi consistait ce jour férié, voici donc la réponse : il s’agit d’une fête catholique, le Fronleichnam, ou Fête-Dieu en français, célébrée le jeudi suivant la Trinitié, soit 60 jours après Pâques. Si vous voulez mon avis professionnel, je trouve triste qu’un jour aussi important ne soit pas férié en France.
Tant pour des raisons d’économies que de places restantes dans les différents autres moyens de transport, le voyage aller s’est fait en bus de nuit. À défaut d’être confortable, le voyage me permit de rencontrer deux charmantes Montpelliéraines revenant de quelques jours chez leurs correspondantes et un autre étudiant ingénieur en stage sur Munich, grâce à qui la première partie du voyage fut assez marrante. Côté sommeil, ce fut clairement plus limité, mais la prestation reflétait le prix payé pour le transport.
Arrivé sur Paris, je retrouvai instantanément mes réflexes mes réflexes de commuter confirmé (oui, je prends le vélo pour aller en cours, et alors ?) et remontai la ligne 3 de métro avec cet étrange sentiment de ne pas encore être recalé sur les mœurs du pays. Je doute par exemple qu’il y a deux mois, le premier mot me venant à l’esprit après avoir bousculé quelqu’un aurait été « Entschuldigung ».
Après des retrouvailles familiales émouvantes (j’ai failli pleurer), je profitai du fait que tout le monde ait vaqué à ses occupations professionnelles, scolaires ou vacationnelles pour rattraper les quelques heures desquelles ma nuit avait été sauvagement amputée. Alexandre me rejoignait ensuite, avant que nous n’allions tous deux voir Julien. Le trajet entre chez ses parents et son appart dans sa voiture de fonction fut juste épique, du fait de la conduite sportive (qu’il n’est apparemment pas capable de contenir, ce gros blaireau) et de ma position, allongé sur une grosse boîte en métal dans son coffre. Un repas avalé chacun de son côté, et après que j’aie pu dire bonjour à ses charmantes mère et sœur, Alex et moi rejoignîmes la chambre de Jérémy. L’occasion pour moi de croiser avec plaisir un Noir et sa copine (vu qu’elle lira probablement pas ça, si quelqu’un voulait bien transmettre ma demande en mariage à Axelle, merci), également invités. Insultés par la manière dont elle nous regardait de haut, nous mettions à terre une insolente bouteille de breuvage slave et retournions dans nos pénates à une heure honteusement peu avancée de la nuit. Je sais qu’il y en a qui bossent, mais quand même.
La journée du vendredi déjà conséquemment amputée par une matinée de sommeil (au demeurant mérité), j’avais tout juste le temps d’effectuer quelques opérations de maintenance informatique sur le PC familial (quand je me barre définitivement, je leur refourgue un Mac) avant de partir boire un café avec la divine Chloé (youpi) ; nous fûmes malheureusement rejoints par son copain (eurk) et Alex avant qu’elle ne parte tuer des enfants pour gagner sa vie. Pizzas offertes par Alex (merci mon amour) et gîte par Stéphane, nous sociabilisâmes vidéoludiquement avant de rejoindre la cave de Jérémy, où nous rejoignit Pierre. Un poker et quelques délires que je ne me risquerai pas à raconter ici plus tard, ce qui nous amenait à un horaire déjà moins honteux que celui de la veille, nous rentrions une fois de plus dans nos demeures bourgeoises.
Levé à l’aube le samedi (comprendre : avant midi), et après un déménagement d’armoire normande avec deux aimables voisins et amis, je profitai du temps de préparation du repas pour résoudre quelques problèmes de cœur, je retournai le ventre (délicieusement) plein chez Chloé et Stéphane pour passer plus de temps ensemble que celui d’un café. Un super après-midi plus tard, je me faisais virer au prétexte fallacieux de l’arrivée de prétendus invités (à d’autres) et rentrais aider ma petite Maman à déménager plein de gros trucs. Malgré les galères organisationnelles, nous parvînmes à un résultat d’entassage satisfaisant, ce qui me permettait de rejoindre Alex et Pierre dans une soirée de détente intellectuelle totale, faite de morts de terroristes et de meilleurs tours en course.
Le dimanche serait paternel. Arrivant intelligemment en fin de matinée (soit un bon 13h), c’était notamment l’occasion de revoir les deux adorables andouilles qui me servent de frère et sœur. Une fois ceux-ci bazardés dans diverses fêtes avec leurs copains respectifs, nous lézardâmes au soleil avec pour musique de fond du Boris Vian plus ou moins abîmé par une chorale de jeunes enfants. Je rentrais ensuite terminer de préparer mes affaires avant de me faire accompagner au train de nuit qui me ramènerait en Allemagne par les deux femmes de ma vie, Chloé et Alex.
Conclusion : merci à tous pour ce super WE. Vous m’aviez même pas manqué.
PS : une fois de plus, fuck la concordance des temps du passé
PS-2 : je fais des posts de 10 pages sur rien du tout si je veux
lundi 22 juin 2009
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J'aime trop comment tu écris. Fais moi un enfant !
RépondreSupprimerD'accord, mais avec une capote alors.
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