Je sais que j'avais promis (ou du moins sous-entendu) que je raconterais rapidement la suite de mon mois d'août, mais le mois de septembre n'aura pas été particulièrement calme non plus, donc il faudra encore attendre un peu.
Cette semaine promet d'être encore pas mal agitée, surtout sachant que je me rentre samedi soir, donc il y de bonnes grosses chances pour que je raconte tout ça depuis la France. Je sais, ça enlève au charme du truc, mais bon...
Pour me faire pardonner, voici une image de koala.
lundi 21 septembre 2009
mercredi 2 septembre 2009
Ah ouais, quand même
Il semble à peu près évident que ma politique, qui consiste à vous demander de m'excuser pour la faible fréquence de mes mises à jour, porte ses fruits. Ainsi, d'un délai d'environ 2 semaines entre chaque publication, nous passons avec ce billet au mois complet d'attente. Je culpabilise, vous savez ? À ma décharge, ce mois a été plutôt bien rempli. Entre virées au bords de (deux) différents lacs, soirées avec étudiants Erasmus, journées avec étudiants Erasmus, soirées entre potes, accueil d'oncle, tante et cousins, de sœur, d'amis, il y avait largement de quoi faire.
En ce début de mois, mes petits cousins Antoniens fuguaient donc pour venir rejoindre mon aile protectrice et bavaroise. L'occasion de passer deux jours très agréables en leur compagnie et celle de leurs parents, qu'ils avaient amenés avec eux. Ils me rappelaient également, grâce à leur amour, une leçon pourtant mainte fois entendue : le soleil, ça file des coups de soleil. Il se trouve en effet que, malgré leurs poids respectifs tout à fait contenus, les câlins de ces chers enfants massèrent passionnément mon dos gorgé d'UV.
Quelques soirées, balades et rencontres plus tard, la mi-août approchait à grands pas. Profitant d'un temps sublime, Laulau, Peufman, Bob (que vous connaissez déjà) et moi-même passâmes donc un dimanche à la Dachauer Volksfest. La "Fête populaire de Dachau", pour parler français, accueillait ses derniers visiteurs, venus en nombre malgré la fournaise. Il faut dire que l'hôte teuton sait attirer du monde, et nous nous entassions donc aux côtés de familles entières dans le train nous y amenant. Entre deux boissons à l'apparence douteuse, nous n'échappions pas à une inévitable nouvelle séance d'Histoire : puisqu'on vous dit que Napoléon est passé par là... Le retour était évidemment bien plus calme, même cette expérience ne nous avait assurément pas laissés intacts.
La semaine suivante serait musicale. Comme depuis le début du mois, se tenaient chaque soir des concerts gratuits en plein air à l'Olympia Park. Agréablement surpris, une semaine plus tôt, par la performance d'un groupe de Ska-Reggae devant lequel Laura et moi étions allés nous remuer, je proposai de profiter à nouveau de cette musique gracieusement offerte pour passer la soirée dehors. Le premier des deux groupes à performer ce soir-là serait du "Punk-progressivo-stratosphérique". Bien qu'il soit possible que j'aie inventé les deux derniers mots, ces trois artistes d'avant-garde nous proposèrent des chansons en japonais, allemand, anglais et italien, jouées avec des instruments pour marionnettes sur un rythme à ennuyer un koala. Désespérés par les qualités musicales de la guitare-jouet et du gratte-bois-percu, nous quittions le public après l'arrivée du fort mal nommé "saxophone". La sonorité stridente de ces 25 cm de plastique rouge, combinée à l'annonce d'une deuxième chanson en italien, eut raison de notre patience. Nous remettions le couvert le lendemain avec plus de succès, devant un groupe sympa de rock-indie, suivi d'un pique-nique hautement gastronomique sur fond des basses et des flashes du concert de Madonna.
Interlude : Table des rencontres
Il devient clair que l'utilisation à tout va de prénoms commence à devenir un poil bordélique. Clarification.
Maxime (aka Bob) : pote de l'ESTACA, également en stage à Munich sur les mêmes périodes que moi. Compagnon de boisson et de soirées productives en chef.
Baba : stagiaire ENAC en fin d'études, rencontré mi-juin dans le car nous ramenant en France. C'est grâce à lui que j'ai découvert toutes les soirées Erasmus, étudiantes et autres joyeusetés. Un grand merci ! (Et un peu merci à Facebook aussi, pour être juste.)
Yann (aka Peufman) : rencontré au détour d'une soirée Erasmus, il est en dernière année à l'EPF (ce qui fait de lui un Peufien, selon ses propres dires), où Cécile débute cette semaine sa première année.
Lauranne (aka Laulau) : charmante touriste aux jolis yeux bleus, rencontrée à une Abschiedparty (tant pis si vous parlez pas allemand), où elle accompagnait Yann. Évidemment qu'on peut draguer sur un blog, vous croyez quoi ?
Laura (aka Laura) : rencontrée via un site d'échange linguistique (Sprachduo) ; elle ridiculise mon allemand pendant que je corrige son français. Ou un truc du genre.
Cécile : immigrée clandestine.
Olivia : amie de collège/lycée tellement gentille qu'elle a pris sur elle pour faire un détour et venir me voir.
Thomas : copain d'Olivia, tellement sympa qu'il l'a pas tapée pour lui avoir fait faire un détour par la Bavière.
Reprenons : nous sommes le mercredi 19 août, 6h20, mon réveil sonne. Comment peut-on raisonnablement croire en l'Amour fraternel lorsqu'une gamine d'1m60 nous impose un tel supplice ? Après avoir traîné Cécile par les cheveux de la gare jusqu'à chez moi, je l'abandonne donc à Lauranne, qui se chargera de lui faire visiter la ville pendant que je vais au boulot. Je suis à la bourre, évidemment. Le soir même, nous nous retrouvons à une autre Abschiedparty (allez, je suis sympa) dans l'Englischergarten, dont on retiendra en particulier que la nuit, il fait noir.
Le jeudi est marqué par l'arrivée d'Olivia et Thomas, à cause de qui je rate une partie d'un concert de jazz que je n'avais de toute manière pas envie de regarder. La soirée se poursuit par un pique-nique improvisé chez moi, après que tout le monde nous y a rejoints, suivie par une séance épique de gonflage de matelas.
Le point d'orgue de cette semaine déjà mémorable fut le repas à la Hofbräuhaus (dont je vous ai déjà parlé) du vendredi soir. Lieu touristique essentiel à toute personne de passage dans la région, la Hofbräuhaus accueille également sous son toit des Bavarois, des vrais. Alors que nous nous installons tranquillement à une table pour six personnes (nos trois Français de passage, Lauranne, Bob et moi) et passons commande, un allemand d'un âge avancé et visiblement bien entamé (rétamé, diront certains), vient nous faire la conversation. Après quelques échanges de politesse, nous apprenons qu'il en est à 5L de bière pour ce soir, mais surtout qu'il vient ici depuis 42 ans. Rien que ça. Sa Stammtisch serait, et on veut bien le croire, la plus vieille de la ville (il y a un même un petit écriteau au-dessus spécifiant "La table des chasseurs", si ma mémoire est bonne). Cette table étant voisine de la nôtre, il nous vante son statut de "chef", vire tout le monde (!) et nous y invite avec véhémence. Amusés, Maxime et moi le suivons, imité poliment par nos acolytes, alors qu'il nous montre ses photos de trophées de chasse. Nous avons droit à la totale : il nous explique que son Maß top-collector est stocké dans un des derniers casiers personnels de la taverne, puis nous offre une démonstration de reniflage de tabac bavarois (en s'en mettant plein la tronche), entre deux histoires sur la participation de son père à la Première Guerre Mondiale. Alors qu'une partie de la table se fout de son strabisme inouï, probablement largement amplifié par la bière, et que l'autre l'écoute raconter un match Bayern-St Étienne de 1972 , je me retrouve au milieu, lui à moitié (voire complètement) affalé sur moi pour parler à mes voisins. Ma patience aurait probablement pu encaisser le choc s'il n'avait pas déjà, en l'espace de dix minutes, déversé une demi-douzaine de fois le volume de l'Atlantique en postillons dans mon assiette ; ce qui provoque également de nombreuses crises de rire chez mes voisins, que je trouve assez peu solidaires. Prétextant avoir vu un kangourou nous faire signe de l'autre côté de la salle, je me lève et nous nous dirigeons vers une table un peu plus sèche, où chacun peut tranquillement terminer son repas (ou regarder son assiette de très loin, dans mon cas).
Le samedi est plus calme et sera surtout marqué par le départ matinal d'Olivia et Thomas et la dégustation nocturne de "puddings" presque périmés, d'un rouge fluo plus que douteux. Vive la Bavière.
Je me rend également compte que j'ai cité son nom dans la table des rencontres sans une seule fois faire mention de son nom dans mes récits : Baba était présent à toutes les soirées racontées plus haut, à l'exception notable de celles où j'ai précisé les noms des personnes présentes, a savoir la Dachauer Volksfest et la Hofbräuhaus. Et ça c'est fort.
Il est évident que j'ai, à ce point du récit, perdu la plupart d'entre vous. Ma tendance à étaler sur cinq pages quelque chose qui en méritait dix fois moins y est très certainement pour quelque chose, j'en conviens. Cependant, je rechigne à amputer ma prose expansive, par flemme principalement, et vous propose le compromis suivant : c'est fini pour aujourd'hui.
À venir : visite de la Pinakothek der Moderne (Musée d'Art Moderne), départ de Lauranne, soirée Turque, départ de Cécile, soirée crêpes et bien d'autres choses encore (ou pas).
Je tiens à signaler que, même si elles ne se présentent pas sous une forme aussi étalée, je suis toujours preneur de nouvelles de vous tous !
En ce début de mois, mes petits cousins Antoniens fuguaient donc pour venir rejoindre mon aile protectrice et bavaroise. L'occasion de passer deux jours très agréables en leur compagnie et celle de leurs parents, qu'ils avaient amenés avec eux. Ils me rappelaient également, grâce à leur amour, une leçon pourtant mainte fois entendue : le soleil, ça file des coups de soleil. Il se trouve en effet que, malgré leurs poids respectifs tout à fait contenus, les câlins de ces chers enfants massèrent passionnément mon dos gorgé d'UV.
Quelques soirées, balades et rencontres plus tard, la mi-août approchait à grands pas. Profitant d'un temps sublime, Laulau, Peufman, Bob (que vous connaissez déjà) et moi-même passâmes donc un dimanche à la Dachauer Volksfest. La "Fête populaire de Dachau", pour parler français, accueillait ses derniers visiteurs, venus en nombre malgré la fournaise. Il faut dire que l'hôte teuton sait attirer du monde, et nous nous entassions donc aux côtés de familles entières dans le train nous y amenant. Entre deux boissons à l'apparence douteuse, nous n'échappions pas à une inévitable nouvelle séance d'Histoire : puisqu'on vous dit que Napoléon est passé par là... Le retour était évidemment bien plus calme, même cette expérience ne nous avait assurément pas laissés intacts.
La semaine suivante serait musicale. Comme depuis le début du mois, se tenaient chaque soir des concerts gratuits en plein air à l'Olympia Park. Agréablement surpris, une semaine plus tôt, par la performance d'un groupe de Ska-Reggae devant lequel Laura et moi étions allés nous remuer, je proposai de profiter à nouveau de cette musique gracieusement offerte pour passer la soirée dehors. Le premier des deux groupes à performer ce soir-là serait du "Punk-progressivo-stratosphérique". Bien qu'il soit possible que j'aie inventé les deux derniers mots, ces trois artistes d'avant-garde nous proposèrent des chansons en japonais, allemand, anglais et italien, jouées avec des instruments pour marionnettes sur un rythme à ennuyer un koala. Désespérés par les qualités musicales de la guitare-jouet et du gratte-bois-percu, nous quittions le public après l'arrivée du fort mal nommé "saxophone". La sonorité stridente de ces 25 cm de plastique rouge, combinée à l'annonce d'une deuxième chanson en italien, eut raison de notre patience. Nous remettions le couvert le lendemain avec plus de succès, devant un groupe sympa de rock-indie, suivi d'un pique-nique hautement gastronomique sur fond des basses et des flashes du concert de Madonna.
Interlude : Table des rencontres
Il devient clair que l'utilisation à tout va de prénoms commence à devenir un poil bordélique. Clarification.
Maxime (aka Bob) : pote de l'ESTACA, également en stage à Munich sur les mêmes périodes que moi. Compagnon de boisson et de soirées productives en chef.
Baba : stagiaire ENAC en fin d'études, rencontré mi-juin dans le car nous ramenant en France. C'est grâce à lui que j'ai découvert toutes les soirées Erasmus, étudiantes et autres joyeusetés. Un grand merci ! (Et un peu merci à Facebook aussi, pour être juste.)
Yann (aka Peufman) : rencontré au détour d'une soirée Erasmus, il est en dernière année à l'EPF (ce qui fait de lui un Peufien, selon ses propres dires), où Cécile débute cette semaine sa première année.
Lauranne (aka Laulau) : charmante touriste aux jolis yeux bleus, rencontrée à une Abschiedparty (tant pis si vous parlez pas allemand), où elle accompagnait Yann. Évidemment qu'on peut draguer sur un blog, vous croyez quoi ?
Laura (aka Laura) : rencontrée via un site d'échange linguistique (Sprachduo) ; elle ridiculise mon allemand pendant que je corrige son français. Ou un truc du genre.
Cécile : immigrée clandestine.
Olivia : amie de collège/lycée tellement gentille qu'elle a pris sur elle pour faire un détour et venir me voir.
Thomas : copain d'Olivia, tellement sympa qu'il l'a pas tapée pour lui avoir fait faire un détour par la Bavière.
Reprenons : nous sommes le mercredi 19 août, 6h20, mon réveil sonne. Comment peut-on raisonnablement croire en l'Amour fraternel lorsqu'une gamine d'1m60 nous impose un tel supplice ? Après avoir traîné Cécile par les cheveux de la gare jusqu'à chez moi, je l'abandonne donc à Lauranne, qui se chargera de lui faire visiter la ville pendant que je vais au boulot. Je suis à la bourre, évidemment. Le soir même, nous nous retrouvons à une autre Abschiedparty (allez, je suis sympa) dans l'Englischergarten, dont on retiendra en particulier que la nuit, il fait noir.
Le jeudi est marqué par l'arrivée d'Olivia et Thomas, à cause de qui je rate une partie d'un concert de jazz que je n'avais de toute manière pas envie de regarder. La soirée se poursuit par un pique-nique improvisé chez moi, après que tout le monde nous y a rejoints, suivie par une séance épique de gonflage de matelas.
Le point d'orgue de cette semaine déjà mémorable fut le repas à la Hofbräuhaus (dont je vous ai déjà parlé) du vendredi soir. Lieu touristique essentiel à toute personne de passage dans la région, la Hofbräuhaus accueille également sous son toit des Bavarois, des vrais. Alors que nous nous installons tranquillement à une table pour six personnes (nos trois Français de passage, Lauranne, Bob et moi) et passons commande, un allemand d'un âge avancé et visiblement bien entamé (rétamé, diront certains), vient nous faire la conversation. Après quelques échanges de politesse, nous apprenons qu'il en est à 5L de bière pour ce soir, mais surtout qu'il vient ici depuis 42 ans. Rien que ça. Sa Stammtisch serait, et on veut bien le croire, la plus vieille de la ville (il y a un même un petit écriteau au-dessus spécifiant "La table des chasseurs", si ma mémoire est bonne). Cette table étant voisine de la nôtre, il nous vante son statut de "chef", vire tout le monde (!) et nous y invite avec véhémence. Amusés, Maxime et moi le suivons, imité poliment par nos acolytes, alors qu'il nous montre ses photos de trophées de chasse. Nous avons droit à la totale : il nous explique que son Maß top-collector est stocké dans un des derniers casiers personnels de la taverne, puis nous offre une démonstration de reniflage de tabac bavarois (en s'en mettant plein la tronche), entre deux histoires sur la participation de son père à la Première Guerre Mondiale. Alors qu'une partie de la table se fout de son strabisme inouï, probablement largement amplifié par la bière, et que l'autre l'écoute raconter un match Bayern-St Étienne de 1972 , je me retrouve au milieu, lui à moitié (voire complètement) affalé sur moi pour parler à mes voisins. Ma patience aurait probablement pu encaisser le choc s'il n'avait pas déjà, en l'espace de dix minutes, déversé une demi-douzaine de fois le volume de l'Atlantique en postillons dans mon assiette ; ce qui provoque également de nombreuses crises de rire chez mes voisins, que je trouve assez peu solidaires. Prétextant avoir vu un kangourou nous faire signe de l'autre côté de la salle, je me lève et nous nous dirigeons vers une table un peu plus sèche, où chacun peut tranquillement terminer son repas (ou regarder son assiette de très loin, dans mon cas).
Le samedi est plus calme et sera surtout marqué par le départ matinal d'Olivia et Thomas et la dégustation nocturne de "puddings" presque périmés, d'un rouge fluo plus que douteux. Vive la Bavière.
Je me rend également compte que j'ai cité son nom dans la table des rencontres sans une seule fois faire mention de son nom dans mes récits : Baba était présent à toutes les soirées racontées plus haut, à l'exception notable de celles où j'ai précisé les noms des personnes présentes, a savoir la Dachauer Volksfest et la Hofbräuhaus. Et ça c'est fort.
Il est évident que j'ai, à ce point du récit, perdu la plupart d'entre vous. Ma tendance à étaler sur cinq pages quelque chose qui en méritait dix fois moins y est très certainement pour quelque chose, j'en conviens. Cependant, je rechigne à amputer ma prose expansive, par flemme principalement, et vous propose le compromis suivant : c'est fini pour aujourd'hui.
À venir : visite de la Pinakothek der Moderne (Musée d'Art Moderne), départ de Lauranne, soirée Turque, départ de Cécile, soirée crêpes et bien d'autres choses encore (ou pas).
Je tiens à signaler que, même si elles ne se présentent pas sous une forme aussi étalée, je suis toujours preneur de nouvelles de vous tous !
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