mercredi 27 mai 2009

De la nécessité de prendre son temps

S'il m'est encore impossible de connaître l'influence précise (mais de toute manière existante) qu'a pu avoir Stéphane dans l'obtention de mon stage, je pense pouvoir dire qvec certitude que mon tuteur regrette son influençabilité (mais si çexiste) passagère. Il doit en effet lutter contre vents et marées depuis le début de la semaine pour tenter désespérément d'obtenir un peu de place sur un banc moteur afin que je puisse jouer avec mon programme en carton. Il récolte de ce fait, à n'en point douter, railleries et moqueries (oui, les deux à la fois) de la part de ses collègues. Donner du temps sur banc d'essai à un stagiaire, quoi. Autant laisser la fille de l'accueil faire les essais dynamiques sur véhicule.

Évidemment un peu (appréciez l'euphémisme) stressé à l'idée de travailler pour une marque aussi prestigieuse et sélective à l'amorce de mon stage, je jetai toute mon énergie dans ma mission dès qu'elle me fut assignée. Celle-ci faisant appel à des connaissances soit lointaines (systèmes linéaires, allemand...) soit quasi-inexistantes (programmation en C#, utilisation d'un clavier qwertz...), toute ma performance intellectuelle était nécessaire. Des cycles de sommeil prolongés et une utilisation limitée de ma boîte professionnelle à fins personnelles étaient donc de mise, tandis que je prenais peu à peu en main mon sujet et commençais à travailler dessus. Mon application sans relâche me valut donc de terminer plus tôt que prévu (je n'ai pas osé demander clairement de combien de temps, de peur de paraître plus prétentieux que je ne le suis déjà), en fin de semaine dernière (comprendre mercredi, le jeudi étant férié et le pont de rigueur).

Me voilà donc dans l'embarras le plus complet. Ayant d'une part mis mon tuteur pourtant si génial dans une situation fâcheuse, et d'autre part achevé la lecture de la thèse à la base de mon sujet et de la doc du logiciel de banc d'essai, je suis désoeuvré et rongé par la culpabilité. J'ai beau tenter d'apporter quelques touches de finition au programme, tenter d'en enrichir la doc (cela n'ayant qu'un intérêt modéré à l'aube de nouveaux changements suite aux essais sur banc), m'assurer que la fiche indiquant mes heures d'arrivée et de départ (finalement requise pour de probables questions d'assurance) est claire et à jour, feuilleter la documentation d'autres logiciels interagissant avec le banc d'essai (preuve s'il en est de mon désespoir), rien n'y fait. Et, ne vous y trompez pas, ce n'est pas tant l'ennui qui me pose problème (mon accès internet m'en protégeant sans peine) que le sentiment d'inutilité, frustrant au possible. Ma dernière idée en date est d'interroger mes collègues à proximité afin de savoir si mes services pourraient leur être d'une quelconque aide... J'hésite encore.

Ajout du soir (bonsoir) :

J'ai finalement, pour je ne sais quelle raison, eu une idée : optimiser le programme. Pour faire simple et éviter de barber tout le monde, j'ai remarqué qu'après 30 secondes d'utilisation, les opérations devenaient particulièrement lentes et le processeur tournait à pleine vitesse. J'ai donc un peu bidouillé l'ensemble pour réduire le nombre de calculs à faire à chaque itération et le bestiau peut maintenant tourner à l'infini (et au-delà) sans ralentir, tout en ne consommant que 1-2% des ressources d'un processeur en moyenne. Et ça c'est classe (ou pas).

dimanche 24 mai 2009

Manger, c'est bien

Quelle difficulté. Rassurer une maman ou des grands-parents inquiets (non, le papa ne l'est pas, ou alors il le cache) de son hygiène de vie alors qu'on part, seul, à 900 km et dans un pays étranger. Comment les persuader, que ce soit vrai ou non, qu'on sera capable de trouver à manger dans cette contrée hostile, de se laver, de se brosser les dents, de changer de chemise tous les jours, de ne pas se laisser embarquer par l'effet de groupe qui nous inciterait à boire des quantités déraisonnables de bière et à ne manger que des Wurst und Pommes Frites ? En particulier lorsqu'on montre, en France, une très forte inclination à ne pas appliquer systématiquement toutes ces règles pourtant élémentaires. C'est vrai quoi, se laver, c'est largement surfait.

Premier poste d'inquiétude : la nourriture. Surprise, malgré l'éloignement culturel et l'écart de niveau de vie entre les deux pays, les supermarchés allemands sont assez comparables aux supermarchés français, aux quelques détails évoqués précédemment près. Mieux, il n'est pas réellement nécessaire de parler le dialecte local pour acheter quoi que ce soit (mais ça je m'en fiche, je suis bilingue). Savoir qu'on est seul responsable de ce qui arrivera dans son assiette le soir joue également un rôle non négligeable non seulement dans la motivation pour aller faire les courses, mais aussi pour veiller à ce que l'on mange soit un tant soit peu équilibré. Autre aide au remplissage d'estomac, la Cantine BMW, qui se charge de cette tâche cinq midis par semaine. Si elle reprend le principe souvent utilisé en entreprise du self-service par "îlots thématiques" (steaks, pâtes...), on est ici au degré supérieur. S'étalant sur deux étages, elle a une capacité suffisante pour nourrir chaque jour plusieurs milliers de personnes et le fait bien : le nombre d'îlots est tout simplement démentiel. On y trouve, sans classement particulier et de manière pas forcément exhaustive, les îlots Wurst, Schnitzel (viande panée), Pizza, Pasta, Bavaria, Asia, Mediterranee, Mare (poiscaille), Steaks... Largement de quoi varier les plaisirs chaque jour et sauter de surprise en surprise. Surprises gustatives, que je ne me risquerai pas à détailler ici, mais aussi surprises tarifaires : lorsqu'on ne comprend pas le nom des plats (vous vous souvenez du "Suprême de volaille et sa sauce potagère" pour le poulet ketchup de la cantine ? c'est pareil), on peut aussi bien payer 2.5€ que 5.5€ sans comprendre pourquoi.

Tout aussi surprenant est le naturel avec lequel la vie solitaire m'aura rappelé que le linge ne saute pas seul du panier à la machine à laver et de la machine à laver à l'étendoir. Probablement la sélection naturelle et l'instinct de survie dans leurs œuvres. Cependant, et j'en suis désolé, l'air étranger ne me rend pas plus adepte du sommeil que je ne l'étais en France (j'ai failli tenter "somnanphile" mais je le sentais pas). Les WE sont donc salutaires lorsqu'il s'agit de récupérer de la fatigue de la semaine. Que les (grands-)parents se rassurent, cela ne m'empêche pas de bosser à un rythme qui semble satisfaire mes responsables.

J'ai abordé la question de la bière avec une vision nettement plus anthropologiste : afin d'observer fidèlement les us et coutumes d'un peuple, il est important, sinon nécessaire, de se fondre dans la Maß (huhu). C'est donc avec application que je m'attache à suivre le rythme imposé par la culture locale lors de chacune de mes sorties, pour le plus grand plaisir de mes papilles. Je m'y attache avec d'autant moins d'arrières pensées que j'ai en apparence, certainement à cause d'une trop grande application à suivre les conseils diététiques de mes ainés, perdu du poids lors de mes premières semaines d'expatriation. Chacun sachant que cela est particulièrement dangereux pour la santé, je m'applique donc, depuis l'établissement de ce constat alarmant, à respecter un régime assurant un prompt retour à la normale.

La seule conclusion possible à tout cela est évidemment la suivante : je vais très bien, et vous ?

samedi 16 mai 2009

Afterworks by Munich

Avec ses, si l'on en croit Wikipedia, près de 25 % d'étrangers, Munich n'est pas exactement renfermée sur elle-même. Il n'est pas rare de croiser anglophones, mais aussi francophones au détour d'une rue ou dans le U-Bahn. Cependant, un endroit qui en renferme certainement bien plus qu'ailleurs est l'Office Européen des Brevets, que d'audacieux francophobes nomment également European Patent Office. Pour le constater, rien de tel qu'une petite soirée "Afterworks", organisée sur place, un jeudi. La réponse à la question "Comment m'y suis-je retrouvé ?" n'a pas de rapport direct avec le fait qu'il y ait eu de la lumière et que la porte soit ouverte. Quoique...

Ce qui est bien, quand ton cursus scolaire t'oblige à acquérir une expérience à l'étranger, c'est qu'il oblige également les autres élèves à la faire. Forcément, quand on travaille dans l'automobile, on réduit en plus assez vite le nombre de destinations intéressantes, ou en tout cas on les oriente assez naturellement. Vers l'Allemagne, par exemple. C'est donc une semaine avant mon départ que j'ai appris que Maxime (que nous appellerons par la suite Bob pour conserver son anonymat), avec qui j'étais en cours jusqu'à l'an dernier avant qu'il ne parte à Laval, effectue un stage à Munich sur les mêmes périodes que moi. Alors que nous nous tenions au courant de l'avancée de nos stages respectifs, celui-ci me proposait donc mercredi de le rejoindre le lendemain au Skybar de l'OEB, où se tenait la soirée précédemment évoquée. Après avoir constaté sur le chemin, non sans amusement, qu'une VW Polo (paix à son âme) est définitivement moins solide qu'un Mercedes ML (il faudra refaire la peinture du pare-choc arrière), un merci à la pluie, nous y retrouvions une de ses amies de collège, dont le copain (allemand, lui, mais parlant un français absolument irréprochable) travaille sur place, ainsi que quelques autres Français. La communication n'étant pas passée de manière optimale (conditions météo, pays sous-développé, toussa), ma présence n'était pas attendue, mais le scepticisme ambiant est vite noyé dans la bonne entente ('tain c'est beau ce que je dis).

Ce qui frappe en premier lieu est le nombre invraisemblable de Français réunis dans la même salle. On parle, selon les préférences de chacun, français, allemand ou anglais, et il n'est pas rare de s'adresser à quelqu'un dans une de ces trois langues et qu'il nous réponde dans une autre. La soirée se passe (évidemment) bien, toute la bière et les hot dogs nécessaires à la survie de l'humanité étant également de la partie. La grosse vexation sera pour moi, à n'en point douter, de constater que mon accent est encore tellement mauvais que le serveur (pas francophone pour un sou) doit me faire répéter "Weissbier". Ok, c'est bruyant, mais bon...

Ayant surmonté cette angoisse linguistique, je reprends donc la conversation en français avec mon groupe, avant de devoir faire face à un nouvel affront, peut-être plus grave encore que le premier : les deux Allemands qui sont avec nous connaissent, sans aucun doute possible, mieux les répliques des Bronzés que moi. Bien que me sachant loin d'être un expert en la matière, j'espérais pouvoir faire illusion à Munich. Peine perdue, visiblement.

La soirée ne présente pas d'autre événement farfelu qui mérite d'être relaté dans ces lignes, sinon l'arrivée d'Anne-Laure, peu avant que Bob et moi ne partions, demoiselle des plus sociables qui vient, pour une raison encore inconnue, chercher conseil auprès de nous en matière de cocktails. Une intervention qui serait passée inaperçue si la jeune femme n'était pas aussi jolie. De quoi convertir aux grandes blondes sans coup férir le plus ardent défenseur des petites brunes.

La fête ayant commencé tôt (18h30, right after ze work) et commençant à se tasser, nous la quittons un peu avant 22h30 pour regagner nos pénates. Un bon moment, au final, qui nous aura permis, à défaut de rester dans annales, de ne pas rester cloîtrés chez nous en semaine. A répéter le moins souvent possible, cependant, la pratique du français y étant bien trop développée pour pouvoir décemment progresser en allemand.

D'ailleurs, faudrait aussi que j'arrête d'écrire en français. Ce que je fais maintenant. Prochain message en allemand.

mercredi 13 mai 2009

Second dimanche de tourisme

Toujours à l'écoute des sages paroles parentales, je profitai de ce dimanche pour conserver un rythme de sommeil régulier et comparable à celui du reste de ma semaine. Après un petit-déjeuner pris en 10 minutes, je sorti vers 14h pour rejoindre Josh et Maria, qui m'avaient proposé la veille de me faire faire une visite touristique du centre de Munich. Notre matinée commençait donc à 14h30 près de la petite fontaine de Marienplatz. Cette place est majestueusement entourée des bâtiments anciens, tels que l'ancienne mairie, la nouvelle mairie, plusieurs glaciers et l'Apple Store, mais mon instinct de touriste m'avait malheureusement abandonné ce jour-là : mon appareil photo était resté dans ma chambre. La journée serait donc faite de souvenirs à coucher sur papier et de photos de téléphone portable.

Ce constat d'impuissance photographique fait, notre première étape fut fort logiquement le glacier le plus proche, qui, à raison d'un euro par boule, proposait non seulement d'excellentes glaces, mais, selon ma guide germanique, était également un des plus chers qu'il soit possible de trouver. Tant mieux. Nous partions alors vers le Nord en direction d'Odeonsplatz, croisant différents trucs culturels, comme le Théâtre National ou l'Eglise (jaune) de St Kajetan, avant de nous engager dans le Hofgarten, joli jardin ombragé daté Renaissance par Maître Wikipédia.

Lassés par tant d'Histoire architecturelle (je sais comment s'écrit ce mot en temps normal, merci Claire), nous enchaînions avec l'Englischer Garten, dans lequel la parole était plus donnée aux arbres qu'aux bâtiments. En plus d'être particulièrement frais et plaisant, ce jardin a l'avantage non négligeable de permettre l'observation de phénomènes culturels amusants. Et je ne veux pas parler des taxi-vélos, qui vous proposent une balade reposante à travers la forêt, ni de cette fâcheuse tendance qu'ont les Allemands à parler leur langue, mais bien de la nudité. D'immenses étendues d'herbes permettent en effet au chaland de s'étendre au Soleil ; si la plupart d'entre eux sont habillés ou torse nu, il est également possible d'observer certains comportements assez peu pudiques. Tout en montrant son dégoût pour la chose (sans blague...), Maria m'explique qu'il ne s'agit pas là d'un phénomène isolé et que les Suisses sont dans une situation problématique, de nombreux Allemands venant randonner nus l'été dans leur partie des Alpes. A tel point que des lois seraient sur le point d'être passées pour lutter contre cette mode assez particulière ; bien que, avouons-le, preuve d'une grande capacité communion avec la Nature.

Tout juste remis de tant d'émotions, mon sens de la normalité prenait quelques instants après un deuxième coup dans la tronche lorsque nous croisions la route d'un homme en combinaison de plongée, trempé, portant sous le bras une planche de surf. Ayant encore en mémoire le conseil de mes guides consistant à rester loin de l'eau coulant le long du chemin, glaciale quel que soit le temps où la saison, car provenant de la fonte des glaciers, je découvrais donc au bout d'une allée le "point de surf" de Munich. Imaginez : une arrivée d'eau à fort débit rencontrant des rochers, créant ainsi une vague de bonne taille qui permet aux surfeurs, confirmés ou débutants, de venir s'amuser en pleine Bavière. Rafraîchissant.

Tant d'émotions consécutives devaient inévitablement mener au réconfort, et Josh et Maria se mettaient donc en quête d'un Biergarten sympa près d'un lac auquel Josh avec déjà eu l'occasion de boire un "verre". Délaissant celui trônant au pied de la Tour Chinoise (une pagode circulaire dans laquelle un orchestre jouait de la musique bavaroise... ça ne s'invente pas), nous atteignons l'extrémité opposée du parc par rapport à notre point d'entrée et nous asseyons donc à l'ombre des arbres et au bord d'un grand lac. Mais avant ce repos bien mérité, je dû nécessairement passer par l'étape de la découverte des Biergarten. Le petit guide touristique qui m'avait été offert avant mon départ faisait état de grandes tables façon pique-nique auxquelles il est possible de s'asseoir avec sa propre nourriture si souhaité et près desquelles il est possible de commander de la bière à bas prix. En termes moins policés, parlons d'un truc immense où il est interdit de s'asseoir sans chope sous peine de passer pour un blaireau (ou, pire, quelqu'un de sobre), ladite bière n'étant servie que par pintes ou "Mass", soit 0.5L ou 1L ; différents repas à base de Wurst und Pommes Frites sont également proposés. Ici, comme souvent en Bavière, seuls trois choix s'offrent au soiffard : la Weiss (blanche), Helles (blonde) ou le Radler (blonde-limonade). D'abord quelque peu réservé quant à l'idée de boire un panaché, je me décidai finalement à opter pour ce fameux Radler, dont le dosage (1/4 limonade - 3/4 bière) me plaisait nettement plus que celui pratiqué en France, où le panaché n'est bien souvent même pas considéré comme un alcool en supermarchés. Me voyant Mass et bretzel à la main, Josh et sa pertinence imparable me faisaient remarquer qu'une photo était inévitable. Les dieux de la photographie étant cependant contre moi en ce dimanche pourtant ensoleillé, mes yeux sont fermés sur ce qui aurait pu être une des photos les plus classes que j'aie de moi.

C'est con, il va falloir la refaire...

PS : Désolé pour les mélanges d'imparfait et de passé simple, j'ai pas mal hésité et finalement j'ai pas fait de choix. Mort à la concordance des temps.
PS-2 : Comme c'est demandé gentiment, je joins la photo.

dimanche 10 mai 2009

Soirée débauche

Ma première soirée à Munich !

Joshua (mon coloc', pour ceux qui suivent pas) m'a proposé jeudi de venir à une soirée le samedi soir, à laquelle il était prévu qu'il aille avec sa copine et des amis à lui. Thème central de la soirée : les 5 ans d'une paroisse au centre de Munich, pas loin de la place qui accueille chaque année l'Oktoberfest. Vous avez bien lu, c'est une fête paroissiale. Après avoir ressenti le même blocage que vous, je me laisse convaincre par la promesse de bières, barbecue, de musique et de population. Pas de raison que les Chrétiens allemands sachent pas s'amuser, a priori.

Le rendez-vous étant donné à 18h30, on se pointe donc sur place à un bon 19h, amenant notre viande que de très aimables bénévoles font griller pour nous sur les barbecues alignés le long d'une étendue d'herbe. Différentes salades de pâtes et autres trucs verts sont en libre service (merci aux cuisiniers, d'ailleurs) et les pintes sont à 2.5€. Tout est donc prêt pour que je fasse la connaissance de Maria, demoiselle pour qui Josh' a parcouru un bon petit 20 000 km et de Robert (si, si... ça passe mieux quand on prononce "robèrte", cela dit), collègue de bureau de Joshua. Ils sont tous deux super sympa et je donne quelques conseils à Bob pour améliorer son français (abominable) après qu'il nous ait longuement raconté la perte de ses rollers à un Biergarten plus tôt dans la journée. Pour plus d'explications sur les Biergarten, il faudra attendre que j'accouche de l'histoire de ce dimanche.

C'est alors que vient l'heure du concert de la soirée, 21h. Nous nous retrouvons donc assis dans ce qui semble être une salle de spectacle et attendons patiemment le clou de la soirée. Après un petit discours fait par deux hôtes enjoués (un peu comme les mecs qui présentent la musique sur M6 à 6h du matin, si vous voyez l'idée : humour pourri, jeunes bigarrés, frais et bien formés), qui nous remercient pour notre présence et lâchent quelques vannes, avant de laisser la place à la musique. Entre donc en scène un groupe de rock bâti sur le même modèle, qui nous assène une sorte de chanson de pseudo-pop-rock ultra-standard. Ils chauffent la salle, font lever tout le monde, taper dans les mains, c'est l'euphorie. C'est marrant, en plus sur l'écran derrière eux, y a les paroles (attention, traduction de haute volée) :

"Tu es ma raison d'exister, pour toi je traverserais les montagnes, je soulèverais le Monde
Quand je pense à toi je veux danser
Quand je pense à toi je veux t'aimer
Quand je pense à toi je veux chanter"

Il se peut qu'une partie du message philosophique se soit échappée en route, mais vous avez là droit à l'idée centrale : chanson d'amour miteuse avec paroles à jeter par la fenêtre. Et là, c'est le drame. Peut-être en avais-je manqué les signes avant-coureurs, mais le paragraphe suivant me fait retenir un gros "oh putain les cons" :

"Toi qui n'es qu'amour, tu me fais exister
Ta seule pensée me permet d'espérer"

Gros blanc intérieur.

"Seigneur Jésus nous te célébrons blablabla"

Mon seul réconfort à ce moment est la présence de Robert à ma gauche, qui semble aussi dégoûté que moi. Ecouter de la musique de merde passe encore, mais quand elle est utilisée comme vecteur religieux, ça devient vraiment violent pour les oreilles. Une ou deux chansons plus tard, entre en scène des danseuses classico-hip-hop qui nous délivrent une performance tout à fait sympathique et ont le mérite de la boucler.

Alors que je pensais avoir survécu au pire, un mec vient alors remplacer le groupe de danseuses et commence à nous expliquer ce qu'est Dieu. Micro-trottoir dans Munich, tous les passants ont la parole. "C'est un guide" "C'est de la merde" "Je n'y crois pas" "C'est un moyen d'unir les peuples". A défaut d'être intéressant, c'est honnête : tous les avis sont transmis. Notre télévangliste de bas-étage nous explique donc à grand renfort d'accessoires en carton que Dieu n'est pas quelqu'un qui te dit quoi faire de ta vie, ou quelqu'un qui doit tout faire pour nous, mais que blabla et que ce qui le différencie de l'Homme est sa capacité infinie à pardonner sans rien attendre en retour et blabla. Vous pouvez remplacer les "blabla" par les moments où je me suis réellement endormi sur ma chaise, malgré ma bonne nuit de sommeil de la veille.

Retour des deux guignols du début qui offrent un saut en parachute au gagnant d'un concours ayant eu lieu plus tôt dans la soirée, dernière chanson de nos amis rockeurs (encore plus niaise que les précédentes, si cela était possible) et nous quittons enfin la salle, 22h30 passés. L'entrée du bâtiment où nous sommes, juste derrière le Musée des Transports de Munich, s'est transformée en une sorte de boîte de nuit et de la musique aussi bruyante que mauvaise sort des grosses enceintes que Josh' a aidé à installer plus tôt dans la journée. Une pinte, une victoire face à notre ingé son sur la PS3 installée à l'étage et quelques bavardages plus tard, nous tombons d'accord sur le côté insupportable de la musique et décidons de quitter les lieux, un peu après minuit.

Au final, même si ça ne transparaît pas à travers le côté un brin cynique de ce message, j'ai passé une soirée très sympa. Le barbecue y est certainement pour beaucoup, la vision du boss de Joshua et Robert et de son accoutrement juste fabuleux (pantalon vert à motifs bizarres, ceinture avec un gros smiley jaune, veste en cuir, chaînes pendantes et crâne chauve) également, mais aussi le simple fait que Joshua ait réellement tenu à ce que je m'amuse. Si je ne lui avais pas forcé la main, je n'aurais certainement rien payé ce soir-là. Parler, justement, de ce type de rassemblement avec Maria était aussi très intéressant. Complètement blasés par des messes à crever d'ennuis, ils préfèrent cette manière de célébrer la foi, qui me rappelle d'ailleurs un peu ce qui se fait aux Etats-Unis. Sans pour autant y adhérer, je peux parfaitement comprendre : ce n'est pas plus niais qu'une messe et il y a un peu plus de patate. Je me suis tout de même retenu, de façon un peu hypocrite, de partager mon avis complet sur l'idée, tant pour que Joshua sache que la soirée m'a plu que par respect pour leurs croyances.

Après tout, une paroisse dans laquelle ne boire qu'un litre de bière dans la soirée fait petit joueur ne peut, au fond, pas être si mauvaise que ça...

mercredi 6 mai 2009

Random facts about Munich

Déjà, je mets mon titre de post dans la langue que je veux. Merci.

Faute d'aventures palpitantes aujourd'hui, je vous propose une petite liste de trucs que j'ai relevés depuis mon arrivée à Munich. Inutiles pour la plupart, ils sont une sorte de compilation de toutes ces petites remarques qu'on se fait au jour le jour et qu'on aurait sorties à voix haute, si on avait quelqu'un susceptible de les comprendre et/ou de les trouver drôles à proximité. Et cherchez pas, y a pas de classement, même pas chronologique :

- Les McDo d'Allemagne ne prennent pas la carte bancaire. Comme à peu près partout ici.
- Pas besoin de justificatif de domicile pour obtenir une attestation permettant d'être imposé (la fameuse Lohnsteuerkarte, cherchez pas à comprendre le principe)
- Pas de réseau dans le métro. Paysans.
- Un U-Bahn toutes les 10 minutes exactement, un S-Bahn toutes les 20 minutes. Excellente synchro des horaires pour les correspondances.
- Il pleut et je suis en costard, merci pour le parapluie Brunhilde !
- Les yaourts se vendent par pack de quatre maxi, mais principalement à l'unité. Et cher.
- La viande est chère et pas forcément terrible. Même les saucisses. A confirmer en allant faire mes courses chez Aldi (next assignment).
- Ecologie toujours : les portes tournantes donnant sur le grand hall trop classe du BMW FIZ sont manuelles. Et difficiles. Je suis quasi persuadé qu'ils alimentent la moitié du complexe avec l'énergie créée par les personnes qui entrent et sortent.
- Le Chinoallemand du bureau face au mien fait des bruits bizarres avec sa bouche et a un accent encore pire que le mien.
- BMW : Bisschen Musst Warten. Le pire, c'est que j'ai ri. Merci Stéphane.
- Le Chinoallemand vient de m'expliquer comment fonctionne un lave-vaisselle. Merci mec.
- L'arrière-salle avec la super machine à café top-moderne possède aussi une cuisine équipée : évier, plaques de cuissons, lave-vaisselle, placards. Classe.
- C'est officiel, les Allemands sont 6.7% plus gros que les Français. C'est Otis qui le dit : 800 kg = 10 personnes.
- Boire de la bière au bureau, c'est normal. Laisser traîner les bouteilles aussi.
- Quasiment toutes les bouteilles sont consignées. Sympa. (Et oui, j'ai fait le lien avec les bouteilles qui traînent, merci.)
- Le KreisVerwaltungsReferat de Munich de délivre pas de Lohnsteuerkarte aux habitants d'Oberschleissheim. Pas bête. Ou comment perdre 45 minutes et passer pour un blaireau devant un employé municipal (et ça, c'est fort, qui plus est quand ledit employé semble à la fois sympa et pas trop con).
- Il est possible d'acheter des parapluies à moins de 2€ et des paquets de clopes en distributeur pour 4€.

Joyeux Noël.

lundi 4 mai 2009

1er jour chez BMW

Souhaitant absolument passer une bonne nuit de sommeil avant d'entamer un premier jour de boulot s'annonçant éprouvant, je décidai dimanche de me coucher à minuit et de me lever à 7h30. 7h30 de sommeil, une heure pour me préparer (costume + rasage artistique), une heure pour arriver au bureau des ressources humaines de BMW avec une bonne marge, le plan parfait. Exécuté d'une main de maître, comme il se doit : couché à 1h du matin, levé à 7h45, parti à 8h50, tout juste à l'heure sur place, à la bourre dans le bureau désiré, le temps de le trouver. Bienvenue dans mon monde.

Après une bonne grosse demi-heure à lire, signer et remplir des documents desquels je comprends la moitié du contenu (je remercie encore le gentil RH pour sa patience...), je repars de là soulagé (on ne m'a pas parlé d'éventuels problèmes d'assurance pour le travail) et avec sous le bras une liste de papiers aux noms à peu près aussi longs que le membre utilisé pour les porter. En tête de liste, apprenez en exclusivité mondiale que je me rendrai demain à l'aube au Kreisverwaltungreferat pour chercher une Lohnsteuerkarte (ça va encore) et une Freizügigkeitsbescheinigung. Sans déconner.

Quelques stations de U-Bahn plus loin et me voilà à mon futur lieu de travail, le BMW Forschungs- und Innovationzentrum (FIZ pour les intimes). Après avoir négocié un badge de visiteur en échange de mon passeport (j'ai été fort là, j'ai été fort...), j'attends patiemment mon tuteur dans le hall top-moderne du bâtiment. Un bon moment plus tard, ce n'est pas mon tuteur mais un vieux rieur façon "Wurst, Bier und Kartoffeln" qui me dit se prénommer Kai-Uwe Michaelis. L'accent n'aidant pas, il faudra que j'attende deux bonnes heures avant d'apprendre que son prénom n'est pas Michael et une de plus pour en connaître l'orthographe exact. Alors que nous bavardons, Michael m'amène donc à ce qui sera mon bureau pour les cinq prochains mois. C'est vaste, c'est propre, et apparemment les tiroirs sont encore pleins des affaires de mon prédécesseur à cette place. Cela semble en tout cas beaucoup faire rire mon guide et Christian, ingénieur du bureau d'à côté qui s'est joint à nous. A moins que ce ne soit le fait qu'ils n'arrivent pas à se connecter à l'interface sécurisée de mon ordinateur... Amateurs.

Alors que les deux Abitur +7 ont tout juste réussi à démarrer mon PC, arrive mon tuteur, Alexander Vogel (Alex pour les amis et pour les dames), qui était occupé sur un banc d'essai. Le temps de quelques politesses et voilà qu'apparaît mon bienfaiteur, Stéphane. En l'espace de 30 secondes, exploit d'une vie, j'ai réussi à parler à trois interlocuteurs différents en trois langues différentes. Chaud comme la braise, je me prépare psychologiquement à tabasser ce record nouvellement établi et à parler en viet' à mon voisin de bureau, mais celui-ci semble avoir déserté. Je comprends que nous sommes déjà à l'heure du repas et qu'on m'invite à aller me restaurer. En même temps, Stéphane me parle en français. Ca aide.

Tout juste remis du torticolis causé par un X5-M (V10, 500ch et des briquettes), dont l'agressivité de la calandre ferait passer les caisses de Fast and Furious pour des berlines françaises, et rassasié à grand coups de Wurst und Pommes Frites (en français dans le texte), je suis Stéphane à un des étages de bancs d'essai. L'heure et demi s'en suivant, bien que passionnante pour ceux s'intéressant un tant soit peu à l'automobile, est malheureusement classée secret défense et ne sera pas détaillée. J'ai droit à une présentation de l'ensemble des outils de monitoring (sur 6 écrans accolés, 4 PC, autant de claviers et de souris) et de deux moteurs pas encore disponibles. L'un d'entre eux devrait être dans les voitures d'ici septembre, tandis que l'autre ne sera pas là avant 18 à 24 mois. Mais la plupart d'entre vous s'en tamponne.

De retour à mon bureau, Alex et Kai-Uwe (haha ! Stéphane a vendu la mèche, tu fais moins le malin maintenant que j'ai compris ton prénom, hein ?) m'entraînent dans une salle de réunion pour m'expliquer le sujet de mon stage. Pour faire simple et n'endormir personne, il s'agira de rendre plus réactifs les capteurs utilisés dans les bancs d'essais afin de gagner du temps en mesures. A défaut de sonner glamour, le sujet pourrait être intéressant et me permettra dans tous les cas de squatter chez BMW pour les cinq mois à venir. Et maintenant, je retourne au rapport de stage du stagiaire qui a commencé le boulot. En Allemand, oui madame.

dimanche 3 mai 2009

Première ballade dans Munich

Levé à l'aube en ce beau dimanche de mai, soit un bon 11h45, je me prépare psychologiquement à une journée de reconnaissance et de tourisme dans Munich.

- Mission principale : ne pas se retrouver comme un imbécile à chercher son chemin demain matin pour son premier jour de boulot.
- Mission secondaire : glander.

Une fois réveillé et repu (conseil : les salades de pomme de terre toutes prêtes allemandes n'ont rien à voir avec leurs homologues françaises. Fuyez-les. Ou prenez les 850 g qui me restent dans mon frigo.), me voilà sur le chemin de la gare. Il fait beau, les oiseaux chantent, les filles diminuent leur surface de vêtements et le caissier de la gare a un accent encore pire que celui de mon propriétaire. Je comprends quand même que je peux m'asseoir sur les tarifs étudiants, tant que je n'aurai pas eu un papier de BMW attestant que je suis bien stagiaire chez eux.

Après avoir semé un hippie suspect qui me suivait depuis 4 stations de U-Bahn, je descends à Olympiazentrum, qui, comme son nom l'indique, est collée au site Olympique de Munich. Le bâtiment des RH de BMW repéré, je m'intéresse à la construction néo-gothico-moderne, particulièrement discrète, qui arbore un joli "BMW Welt". A moins de se faire renverser par un des agents de sécurité en Segway (c'est pas la crise pour tout le monde apparemment), l'entrée est totalement gratuite et le touriste émerveillé peut venir rêver librement.

Deux choses frappent immédiatement. D'abord la température, fixée par la clim' autour des 24-25° et donc parfaitement normale. La même scène aux Etats-Unis aurait demandé aux visiteurs de revêtir des blousons de ski. Les bébés phoques remercient la Bayerische Motoren Werke. Ensuite, la classe de l'ensemble. On a l'impression de se retrouver dans un Mondial de l'Auto permanent, évidemment voué à la gloire de BMW. Les modèles les plus récents et les plus classes sont exposés, ainsi qu'un coin promouvant toutes les dernières technologies de la marque, activités ludiques et didactiques à l'appui. Efficace et amusant, une vraie leçon donnée à la concurrence.

En sortant de ce très beau stand publicitaire, on tombe nez à nez avec la tour BMW, sobre immeuble de 100m de haut censé évoquer la forme d'un "4 cylindres" (l'architecte n'y connaissait clairement rien, mais ça a le mérite d'en jeter). Deux-trois photos plus loin, je me trouve à flâner dans l'Olympiapark, léchant sensuellement une glace italienne payée 1€ à un distributeur automatique (ceux que le système intriguent n'ont qu'à venir voir). Outre l'abondance de verdure et de bonne humeur, ce parc est certainement le seul au monde à faire se côtoyer Snoop Dogg, André Rieux et Boris Becker, tous trois ayant parmi tant d'autres (Deep Purple, Alice Cooper, Albator, Sarah Connor...) laissé leurs traces de mains le long d'un étang.

Un petit passage sur la Rotkreuzplatz, un McDo et une vieille dame renversée plus tard, je reviens à la case départ, bien décidé à écrire un truc hyper-long pour ne pas stresser en pensant à la journée qui m'attend demain...

Les photos de la journée sont toujours dispo par ici. Ou par là. Pfff, je sais plus.

samedi 2 mai 2009

Munich !

Enfin !

Après des mois à en parler, à tergiverser, à flipper, à planifier (un peu), à rêver (beaucoup), l'Allemagne est venue à moi. Ou presque. En tout cas, dans mon train, j'essayais de penser vachement fort que c'étaient les rails qui glissaient sous moi pour m'amener Munich, plutôt que moi vous quittant pour ces 5 longs mois de l'autre côté du Rhein (ça y est, j'suis trop immergé, je commence à lâcher des mots en allemand de manière aléatoire).

Passés le paragraphe d'intro pseudo-lyrique et les sentiments du pauvre expatrié de presque 900 bornes à vol de pigeon, et après avoir raté ma correspondance à Stuttgart comme un gl... grand, me voilà à Munich, cette mégalopole de 300 000 habitants selon ma proprio (1 300 000 selon l'INSEE allemand), nichée au fond à droite de l'Allemagne. Vingt minutes de S-Bahn plus tard, très aimablement guidé par ma propriétaire (que nous appelleront désormais Brunhilde, parce qu'un nom comme ça, ce serait con de s'en passer), j'ai l'impression d'atterrir dans la campagne façon Normandie, avec champs de colza et tout le toutim. Nous arrivons en fait à Oberschleissheim (n'essayez pas de prononcer si vous n'avez pas au moins huit ans d'allemand derrière vous, c'est peine perdue), 10-15 bornes au Nord de la ville même, avec ses petites rues pittoresques, façon villes semi-campagnardes de la grande couronne parisienne (comprenne qui pourra, j'ai pas trouvé mieux). Cinq minutes de marche et nous voilà à "la maison" (Brunhilde est en fait venue me chercher en voiture, se doutant que je serais chargé comme un mulet).

Je ne loge pas dans un appartement séparé, mais sous la maison de Brunhilde et son mari (à l'accent scandaleusement bavarois), dans un sous-sol superbement aménagé, aussi vaste que propre, joli, fonctionnel et bien équipé. Je le partage avec Joshua, Néo-Zélandais de 24 ans, expat' depuis presque trois ans pour se rapprocher de sa copine allemande. Alors que cet enfoiré (au demeurant super sympa) taxe la grande chambre de 25 m² (à vue de pif), je récolte la "petite" chambre, qui doit taper un bon 15 m² (toujours selon les mêmes méthodes de mesure). Je suis collé à la cuisine, qui doit faire à peu près la taille de ma chambre (suffisante, quoi), nous avons un frigo chacun, plein de vaisselle, un four, un micro-onde, une machine à laver le linge ; bref, la grande vie.

Pour résumer : un coin sympa, une Brunhilde très sympa (elle m'a offert le café et des pâtisseries trop bien, on a bavardé tous les trois avec Josh' pendant un bon bout de temps) malgré le fait qu'elle n'entrave pas un mot d'anglais, un logement aux petits oignons... il ne reste plus qu'à voir ce que donnera le motif de la visite : le stage.

PS : L'avis de ceux qui trouvent que j'utilise trop de parenthèses ne m'intéresse pas (et en plus je m'en fiche (nan mais sans blague...))

Toutes les photos sont dispo sur picasa : c'est par ici.