mercredi 8 juillet 2009

France to back (ou un truc du genre)

Fidèle à ma volonté de vous fournir une lecture régulière, je reviens à la charge après deux grosses semaines sans nouvelles. Première nouvelle, je ne suis pas mort. Pourtant, ces derniers week-ends n'ont pas été de tout repos : apparemment décidée à ne pas me lâcher les basques, la France s'était invitée à Munich.

Dans un premier temps, alors même que mon colocataire terminait son voyage autour de l'Europe dans ma chambre à Courbevoie, ma chère Mère rejoignait la Bavière accompagnée de Captain America. Après 1h30 d'errances, dues à la négligence des deux partis (hôte attendant dans le mauvais mauvais terminal, numéro de téléphone de l'hôte oublié en France pour l'une, numéro de téléphone pas oublié en France mais présence dudit numéro dans son répertoire oubliée pour l'autre...), nous nous retrouvions donc à l'aéroport et récupérions notre Porsche 911 Carrera 4S Cabriolet de location. Après un dîner dans la plus grande taverne de la galaxie et avoir initié l'instance parentale présente au volume des boissons allemandes ainsi qu'à la grande tradition charcutière du pays, puis une nuit de repos bien méritée, nous profitions de notre moyen de locomotion et des autoroutes sans limitation de vitesse pour rejoindre Neuschwanstein.

Le château, construit par Louis II dans la deuxième moitié du 19ème, nage en plein dans le délire romantique de son géniteur. En plus d'être dans un cadre plutôt magnifique, Neuschwanstein est également très sympa à regarder. Tant à l'extérieur qu'à l'intérieur : toutes les salles font allusion à des contes de fées, pour la plupart adaptés en opéras par Wagner et dont Louis II était un groupie acharné. L'avantage des tyrans romantico-dépressifs, c'est qu'ils font en général les choses en grand. Ce qui est alors fort triste si le peuple crève la dalle, devient magnifique quelques décennies plus tard. Petite anecdote pour ceux d'entre vous à qui l'info aurait échappé, Louis II a poussé tellement loin et bien son obsession du conte de fées avec ce château, que Disney s'en est très largement inspiré pour le château de La Belle au bois dormant. Note à tous les Estaciens de passage : je sais maintenant d'où viennent les poubelles de la cour et prévois dans un futur proche d'organiser un pèlerinage sur place.

Après m'être une nouvelle fois fait inviter au restaurant et avoir mangé une partie non-identifiée d'un porc qui l'avait probablement bien mérité, puis pris une bonne nuit de récupération, je rejoignis mes visiteurs pour une nouvelle balade vers le Sud de la Bavière, cette fois-ci au pied des Alpes ; à Garmisch-Partenkirchen. En plus d'occuper la deuxième place du classement européen des noms de ville les plus pourris(1) (battue il est vrai à plate couture par Seydhisfjördhur, petite bourgade de l'Est de l'Islande), Garmisch s'avère être une ville tout à fait sympathique au style très tyrolien ('fin je crois, j'y connais rien), au centre ville si cliché qu'il ne dépareillerait pas si on le collait tel quel dans Disneyland. Ce qui ne semble pas être un compliment en est en fait un ; j'aime le style Disneyland. La ville est par ailleurs connue pour ses énormes pistes de ski qui donnent des frayeurs aux descendeurs de championnat du Monde et se positionne de fait comme atout de choix pour la candidature de Munich aux JO d'hiver 2018.

Retour à Munich, bisous, câlin, au revoir. (J'avais envie de bâcler une fin d'histoire.)

Week-end suivant (ou dernier, selon le point de vue), Pierre vient risquer sa vie en contrée teutonne. Son avion du jeudi soir ayant été annulé (ils s'effraient vite les pilotes de la Luthansa... chez Air France, orage ou pas, Atlantique ou pas, ils y vont) , il se voit forcé de passer la nuit à l'hôtel, puis se retrouve finalement seul à l'aéroport de Munich, faute d'avoir pu me donner une heure d'arrivée, sans réseau sur son portable. Quelques péripéties cabino-téléphoniques et mots d'allemand baragouinés plus tard, nous nous retrouvons pour entamer le aventures touristiques de rigueur. Sur le WE, tous les éléments primordiaux y passent : Hofbräuhaus, BMW Welt, Marienplatz, Englischergarten, le tout joyeusement dilué dans ce qu'il faut de culture locale. Notre dimanche sera par contre contrarié par la pluie et son départ de bonne heure. Un WE finalement aussi compact que sympathique.

Bon, vous êtes bien gentils, mais j'ai une lessive à étendre et 24h de crasse à laver moi.

PS : aujourd'hui, en plus des désormais habituelles parenthèses trop longues, vous avez eu droit aux liens ; c'est beau l'Internet.

(1) "Classement européen 2008 des villes aux noms les plus moches et récapitulatif des différentes variétés de pommes de pin d'hier et d'aujourd'hui", La Creuse Libre, hors-série N°17, mars 1999

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