Toujours à l'écoute des sages paroles parentales, je profitai de ce dimanche pour conserver un rythme de sommeil régulier et comparable à celui du reste de ma semaine. Après un petit-déjeuner pris en 10 minutes, je sorti vers 14h pour rejoindre Josh et Maria, qui m'avaient proposé la veille de me faire faire une visite touristique du centre de Munich. Notre matinée commençait donc à 14h30 près de la petite fontaine de Marienplatz. Cette place est majestueusement entourée des bâtiments anciens, tels que l'ancienne mairie, la nouvelle mairie, plusieurs glaciers et l'Apple Store, mais mon instinct de touriste m'avait malheureusement abandonné ce jour-là : mon appareil photo était resté dans ma chambre. La journée serait donc faite de souvenirs à coucher sur papier et de photos de téléphone portable.
Ce constat d'impuissance photographique fait, notre première étape fut fort logiquement le glacier le plus proche, qui, à raison d'un euro par boule, proposait non seulement d'excellentes glaces, mais, selon ma guide germanique, était également un des plus chers qu'il soit possible de trouver. Tant mieux. Nous partions alors vers le Nord en direction d'Odeonsplatz, croisant différents trucs culturels, comme le Théâtre National ou l'Eglise (jaune) de St Kajetan, avant de nous engager dans le Hofgarten, joli jardin ombragé daté Renaissance par Maître Wikipédia.
Lassés par tant d'Histoire architecturelle (je sais comment s'écrit ce mot en temps normal, merci Claire), nous enchaînions avec l'Englischer Garten, dans lequel la parole était plus donnée aux arbres qu'aux bâtiments. En plus d'être particulièrement frais et plaisant, ce jardin a l'avantage non négligeable de permettre l'observation de phénomènes culturels amusants. Et je ne veux pas parler des taxi-vélos, qui vous proposent une balade reposante à travers la forêt, ni de cette fâcheuse tendance qu'ont les Allemands à parler leur langue, mais bien de la nudité. D'immenses étendues d'herbes permettent en effet au chaland de s'étendre au Soleil ; si la plupart d'entre eux sont habillés ou torse nu, il est également possible d'observer certains comportements assez peu pudiques. Tout en montrant son dégoût pour la chose (sans blague...), Maria m'explique qu'il ne s'agit pas là d'un phénomène isolé et que les Suisses sont dans une situation problématique, de nombreux Allemands venant randonner nus l'été dans leur partie des Alpes. A tel point que des lois seraient sur le point d'être passées pour lutter contre cette mode assez particulière ; bien que, avouons-le, preuve d'une grande capacité communion avec la Nature.
Tout juste remis de tant d'émotions, mon sens de la normalité prenait quelques instants après un deuxième coup dans la tronche lorsque nous croisions la route d'un homme en combinaison de plongée, trempé, portant sous le bras une planche de surf. Ayant encore en mémoire le conseil de mes guides consistant à rester loin de l'eau coulant le long du chemin, glaciale quel que soit le temps où la saison, car provenant de la fonte des glaciers, je découvrais donc au bout d'une allée le "point de surf" de Munich. Imaginez : une arrivée d'eau à fort débit rencontrant des rochers, créant ainsi une vague de bonne taille qui permet aux surfeurs, confirmés ou débutants, de venir s'amuser en pleine Bavière. Rafraîchissant.
Tant d'émotions consécutives devaient inévitablement mener au réconfort, et Josh et Maria se mettaient donc en quête d'un Biergarten sympa près d'un lac auquel Josh avec déjà eu l'occasion de boire un "verre". Délaissant celui trônant au pied de la Tour Chinoise (une pagode circulaire dans laquelle un orchestre jouait de la musique bavaroise... ça ne s'invente pas), nous atteignons l'extrémité opposée du parc par rapport à notre point d'entrée et nous asseyons donc à l'ombre des arbres et au bord d'un grand lac. Mais avant ce repos bien mérité, je dû nécessairement passer par l'étape de la découverte des Biergarten. Le petit guide touristique qui m'avait été offert avant mon départ faisait état de grandes tables façon pique-nique auxquelles il est possible de s'asseoir avec sa propre nourriture si souhaité et près desquelles il est possible de commander de la bière à bas prix. En termes moins policés, parlons d'un truc immense où il est interdit de s'asseoir sans chope sous peine de passer pour un blaireau (ou, pire, quelqu'un de sobre), ladite bière n'étant servie que par pintes ou "Mass", soit 0.5L ou 1L ; différents repas à base de Wurst und Pommes Frites sont également proposés. Ici, comme souvent en Bavière, seuls trois choix s'offrent au soiffard : la Weiss (blanche), Helles (blonde) ou le Radler (blonde-limonade). D'abord quelque peu réservé quant à l'idée de boire un panaché, je me décidai finalement à opter pour ce fameux Radler, dont le dosage (1/4 limonade - 3/4 bière) me plaisait nettement plus que celui pratiqué en France, où le panaché n'est bien souvent même pas considéré comme un alcool en supermarchés. Me voyant Mass et bretzel à la main, Josh et sa pertinence imparable me faisaient remarquer qu'une photo était inévitable. Les dieux de la photographie étant cependant contre moi en ce dimanche pourtant ensoleillé, mes yeux sont fermés sur ce qui aurait pu être une des photos les plus classes que j'aie de moi.
C'est con, il va falloir la refaire...
PS : Désolé pour les mélanges d'imparfait et de passé simple, j'ai pas mal hésité et finalement j'ai pas fait de choix. Mort à la concordance des temps.
PS-2 : Comme c'est demandé gentiment, je joins la photo.
Ah c'est un Bretzel que tu as dans la main gauche ! A première vue on dirait plutôt un gros morceau de saucisson... Enfin c'est mon avis !
RépondreSupprimerBonne continuation :)
Bérangère
Balèze quand même de confondre ça avec un bretzel... Pour la peine, je comptais t'en ramener un, mais finalement non.
RépondreSupprimerBises :)